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JOURNAL DE BORD D’UN PETIT ANGE tombé sur Terre -2-

EPISODE 2 : MON 2ème MOIS

-je pèse 4,1kg, je mesure 52,5 cm de long et ma tête fait 38,5 cm à l’équateur-

Dimanche 11 février 2018 au soir, j’ai eu exactement 1 mois.

Semaine du 12 au 18 janvier 2018

Lundi 12 et mardi 13 février 2018

Maman profita a fond de la présence de Oma et de Grand-pa pour partir voir ses chevaux chéris, un chaque jour. A chacun de ses retours, elle était fatiguée mais super détendue.

Mercredi 14 février 2018

Noémie, une amie de Maman, dont je vous ai déjà parlée, vint à la maison. Elles travaillèrent toutes les deux sur mon faire-part de naissance ! Pour apprendre à tous la bonne nouvelle ! Ce fut moi qui souffla le texte à Maman : « Un messager, venu d’ailleurs, a fait son entrée dans nos vies, nous combler d’un immense bonheur, nous lancer de sacrés défis ».Je comptais bien tenir mes promesses !

En fin d’après-midi, nous sommes allés, avec Maman, voir Jean-Philippe, notre kiné familial (qui ne savait toujours pas qu’il allait être mon parrain…), pour qu’il répare son dos, qui lui faisait toujours bobo. Avec la fatigue, elle forçait beaucoup, surtout avec les épaules quand elle m’allaitait et me portait ; elle avait d’énormes tensions partout. Depuis mon siège bébé, je l’écoutais raconter à Jean-Phi plein de choses sur moi, pendant qu’il s’occupait d’elle, lui transmettant de la bonne énergie.

Ce soir, Papa vint nous voir un petit moment ! Quelle belle surprise ! Il fit une longue route pour cela, depuis la Cerdagne. C’était la Saint Valentin, le jour de l’amour, des amoureux. Oma partit dormir ailleurs, pour nous laisser juste tous les trois. Grand-pa, lui, était reparti pour le Puy-de-Dôme, depuis la veille. C’était là-bas qu’il vivait habituellement avec Oma, dans leur lointaine maison que je ne connaissais pas. C’était Maman qui me l’avait expliqué. C’était bien d’être tous les trois de nouveau. Papa m’avait manqué, même si Maman était là pour deux, et Oma pour la seconder. On fit un gros câlin. Puis, Papa repartit vers 23h bien passé. Il craignait, en cas de neige, avoir du mal à arriver à l’heure à la station, même en partant de très bonne heure le lendemain matin.

Jeudi 15 février 2018

Maman me sortit en plein air aujourd’hui. Elle me montra toute la Presqu’île, entourée par l’étang du Barcarès. Le soleil brillait généreusement. Elle m’avait emmitouflé dans un sur-pyjama en polaire, chaud et douillet, tout blanc. Je ressemblais à un petit ourson polaire! Ou à un petit lapinou des neiges ! Je regardais tout ce qu’il y avait autour de moi. Ça changeait de l’intérieur de la maison ! Le ciel, d’où je venais. L’eau de l’étang, aussi bleue que le ciel…et que mes yeux. Les maisons et les âmes qu’elles hébergeaient. Les voitures qui passaient, au moteurs vrombissants. Toutes ces nouveautés me plaisaient et m’intéressaient ! Là d’où je venais, il n’y avait pas tout ça ! Je découvrais mon nouveau monde avec une extrême curiosité…

Il faisait tellement beau que Maman et Oma décidèrent d’aller à la mer avec moi, en voiture. Nous nous sommes baladés au bord de l’eau et avons traversé le quartier des maisons de pêcheurs où Maman avait trouvé les chiots. J’étais évidemment au courant de son sauvetage de chiots (voir Episode 11, « Spiritus felium et canum », dans le tome II des «Conversations entre Maylen’ et Kaolin’ », sous son nom de plume Lisarose Moonpearl). 

J’étais alors déjà dans le ventre de Maman, même si elle ne le savait pas encore. Cependant, je décuplais ses capacités sensitives. Je lui transmettais, en fait, la conscience incommensurable que j’avais de tout ce qui se passait à l’extérieur. Conscience étrangement beaucoup plus fine et profonde que celle que j’avais depuis ma sortie du ventre. A présent, je subissais ce corps en construction, en route vers sa lente finition. A l’époque, j’étais, certes, déjà incarné, mais je possédais encore, en tout conscience, nombre de mes facultés de l’autre monde. Et je les communiquais très facilement à Maman. Nous ne faisions vraiment qu’un. J’étais comme un petit poisson pilote qui lui soufflait des intuitions avec une intensité qu’elle n’avait jamais connue avant… Désormais, le cordon rompu, mes pouvoirs étaient comme enfouis. Je me sentais engourdi, dans ce corps de poupon maladroit… Il me fallait patienter, je le savais ; me laisser porter dans cette nouvelle vie, dans les bras de Maman <3.

Le soir, Nanou vint à la maison me voir. Je me souvenais très bien de Laëticia, cette belle personne que Maman avait rencontrée quand j’étais dans son ventre. J’avais alors tout de suite communiqué à Maman que je sentais de très bonne ondes émanant d’elle. Elles s’étaient d’ailleurs tout de suite comprises et avaient décidé de collaborer à mon bonheur et mon épanouissement. Laëticia avait accepté de me garder lorsque Maman devrait reprendre le travail, alors qu’elle ne m’avait jamais aperçu. J’étais invisible aux yeux humains, mais pas au cœur. Elle avait pressenti qu’elle serait heureuse d’être ma deuxième Maman. Et moi je savais que je serais choyé et aimé comme son propre fils <3. Maman et Laëticia parlèrent, parlèrent, parlèrent… comme si elles se connaissaient depuis toujours. Maman avait même préparé un biberon pour que Nanou puisse me le donner. Elle était douce, elle sentait bon, ce fut un plaisir de prendre un biberon de sa main, confortablement tapis au creux de ses bras.

Le reste de la semaine

Oma était toujours là, pour seconder Maman. Elle me gardait, me berçait, me nourrissait, en son absence. Nous reçûmes encore de nombreuses visites d’amis de Maman, qui me firent toutes de grands sourires en me voyant. Il semblerait que je plaise déjà aux femmes ! Vendredi, ce fut au tour de Myriam et de Françoise, deux autres amies. Myriam était professeur de françaisn comme Grand-pa. Elle avait participé à la relecture de certains livres de Maman. « ALISÉA », notamment, mais aussi « DIAMOR »… Françoise était écrivain, comme Maman, et chez le même éditeur. 

Samedi soir, ce fut au tour de Nathalie de venir découvrir ma jolie frimousse. Maman avait suivi ses deux fils, Olivier et Thibault, en maths, au lycée jusqu’au bac. Elles étaient devenues amies, elles aussi. Maman avait de très bon contacts avec ses élèves, tout comme avec leurs parents. Il arrivait souvent qu’ils restent amis, une fois les cours terminés. Elles discutaient, parlaient, tchatchaient… de vrais pipelettes. Et je fus de nouveau couvert de cadeaux ! Des vêtements tous plus beaux les uns que les autres.

Maman partit voir sa Kolina vendredi et donner un cours samedi matin…. 

Une nouvelles semaine arriva : celle du 19 au 25 février 2018

Lundi 19 février 2018

Des jeunes vinrent à la maison prendre des cours avec Maman.

Nous eûmes aussi de nouveau la visite d’une sage femme qui venait voir si j’allais bien. Mes fesses n’étaient plus irritées, mais ce n’était pas grâce aux moult pommades qui m’avaient été prescrites. Maman avait sa propre technique. Elle me lavait les fesses avec de l’eau et du savon pour bébé, puis les séchait au sèche-cheveux. C’était chaud et doux, ça ne râpait pas ma peau sensible et douloureuse. Elle m’enduisait ensuite le derrière d’homéoplasmine, pommade homéopathique qu’elle utilisait elle-même pour sa peau sèche et à tendance atopique. J’aimais bien cette méthode, et ma peau aussi. La preuve, mes fesses étaient de nouveau comme neuves ! 

La sage femme s’occupa aussi de Maman. Entre la cicatrice et l’allaitement, son corps était encore un vrai champ de bataille. Elle marchait mieux, mais me racontait que que ça tirait encore beaucoup…

Mardi 20 et mercredi 21 février 2018

Nous revîmes Jean-Philippe les deux jours. Une fois pour Maman (pendant que Oma me gardait ) et une fois pour moi. Maman ne lui avait toujours pas demandé s’il acceptait d’être mon parrain… Elle avait peur qu’il refuse et attendait le bon moment. 

Oma repartit à son tour mercredi… Mamie Yvonne vint nous voir ce même jour, juste après le départ de mon autre grand-mère ! 

Jeudi 22 février 2018

Maman fut de nouveau seule avec moi. Elle fit du ménage, puis m’amena avec elle à la Banque Postale, à la librairie de St Laurent (pour faire le point sur les ventes de ses livres) et, enfin, chez le médecin (récupérer une ordonnance). Ce soir là, nous reçûmes la visite de Véronique, une amie de Maman. Elle avait trois grandes filles (que Maman avait eu comme élèves) et