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JOURNAL DE BORD D’UN PETIT ANGE tombé sur Terre -2-

EPISODE 2 : MON 2ème MOIS

-je pèse 4,1kg, je mesure 52,5 cm de long et ma tête fait 38,5 cm à l’équateur-

Dimanche 11 février 2018 au soir, j’ai eu exactement 1 mois.

Semaine du 12 au 18 janvier 2018

Lundi 12 et mardi 13 février 2018

Maman profita a fond de la présence de Oma et de Grand-pa pour partir voir ses chevaux chéris, un chaque jour. A chacun de ses retours, elle était fatiguée mais super détendue.

Mercredi 14 février 2018

Noémie, une amie de Maman, dont je vous ai déjà parlée, vint à la maison. Elles travaillèrent toutes les deux sur mon faire-part de naissance ! Pour apprendre à tous la bonne nouvelle ! Ce fut moi qui souffla le texte à Maman : « Un messager, venu d’ailleurs, a fait son entrée dans nos vies, nous combler d’un immense bonheur, nous lancer de sacrés défis ».Je comptais bien tenir mes promesses !

En fin d’après-midi, nous sommes allés, avec Maman, voir Jean-Philippe, notre kiné familial (qui ne savait toujours pas qu’il allait être mon parrain…), pour qu’il répare son dos, qui lui faisait toujours bobo. Avec la fatigue, elle forçait beaucoup, surtout avec les épaules quand elle m’allaitait et me portait ; elle avait d’énormes tensions partout. Depuis mon siège bébé, je l’écoutais raconter à Jean-Phi plein de choses sur moi, pendant qu’il s’occupait d’elle, lui transmettant de la bonne énergie.

Ce soir, Papa vint nous voir un petit moment ! Quelle belle surprise ! Il fit une longue route pour cela, depuis la Cerdagne. C’était la Saint Valentin, le jour de l’amour, des amoureux. Oma partit dormir ailleurs, pour nous laisser juste tous les trois. Grand-pa, lui, était reparti pour le Puy-de-Dôme, depuis la veille. C’était là-bas qu’il vivait habituellement avec Oma, dans leur lointaine maison que je ne connaissais pas. C’était Maman qui me l’avait expliqué. C’était bien d’être tous les trois de nouveau. Papa m’avait manqué, même si Maman était là pour deux, et Oma pour la seconder. On fit un gros câlin. Puis, Papa repartit vers 23h bien passé. Il craignait, en cas de neige, avoir du mal à arriver à l’heure à la station, même en partant de très bonne heure le lendemain matin.

Jeudi 15 février 2018

Maman me sortit en plein air aujourd’hui. Elle me montra toute la Presqu’île, entourée par l’étang du Barcarès. Le soleil brillait généreusement. Elle m’avait emmitouflé dans un sur-pyjama en polaire, chaud et douillet, tout blanc. Je ressemblais à un petit ourson polaire! Ou à un petit lapinou des neiges ! Je regardais tout ce qu’il y avait autour de moi. Ça changeait de l’intérieur de la maison ! Le ciel, d’où je venais. L’eau de l’étang, aussi bleue que le ciel…et que mes yeux. Les maisons et les âmes qu’elles hébergeaient. Les voitures qui passaient, au moteurs vrombissants. Toutes ces nouveautés me plaisaient et m’intéressaient ! Là d’où je venais, il n’y avait pas tout ça ! Je découvrais mon nouveau monde avec une extrême curiosité…

Il faisait tellement beau que Maman et Oma décidèrent d’aller à la mer avec moi, en voiture. Nous nous sommes baladés au bord de l’eau et avons traversé le quartier des maisons de pêcheurs où Maman avait trouvé les chiots. J’étais évidemment au courant de son sauvetage de chiots (voir Episode 11, « Spiritus felium et canum », dans le tome II des «Conversations entre Maylen’ et Kaolin’ », sous son nom de plume Lisarose Moonpearl). 

J’étais alors déjà dans le ventre de Maman, même si elle ne le savait pas encore. Cependant, je décuplais ses capacités sensitives. Je lui transmettais, en fait, la conscience incommensurable que j’avais de tout ce qui se passait à l’extérieur. Conscience étrangement beaucoup plus fine et profonde que celle que j’avais depuis ma sortie du ventre. A présent, je subissais ce corps en construction, en route vers sa lente finition. A l’époque, j’étais, certes, déjà incarné, mais je possédais encore, en tout conscience, nombre de mes facultés de l’autre monde. Et je les communiquais très facilement à Maman. Nous ne faisions vraiment qu’un. J’étais comme un petit poisson pilote qui lui soufflait des intuitions avec une intensité qu’elle n’avait jamais connue avant… Désormais, le cordon rompu, mes pouvoirs étaient comme enfouis. Je me sentais engourdi, dans ce corps de poupon maladroit… Il me fallait patienter, je le savais ; me laisser porter dans cette nouvelle vie, dans les bras de Maman <3.

Le soir, Nanou vint à la maison me voir. Je me souvenais très bien de Laëticia, cette belle personne que Maman avait rencontrée quand j’étais dans son ventre. J’avais alors tout de suite communiqué à Maman que je sentais de très bonne ondes émanant d’elle. Elles s’étaient d’ailleurs tout de suite comprises et avaient décidé de collaborer à mon bonheur et mon épanouissement. Laëticia avait accepté de me garder lorsque Maman devrait reprendre le travail, alors qu’elle ne m’avait jamais aperçu. J’étais invisible aux yeux humains, mais pas au cœur. Elle avait pressenti qu’elle serait heureuse d’être ma deuxième Maman. Et moi je savais que je serais choyé et aimé comme son propre fils <3. Maman et Laëticia parlèrent, parlèrent, parlèrent… comme si elles se connaissaient depuis toujours. Maman avait même préparé un biberon pour que Nanou puisse me le donner. Elle était douce, elle sentait bon, ce fut un plaisir de prendre un biberon de sa main, confortablement tapis au creux de ses bras.

Le reste de la semaine

Oma était toujours là, pour seconder Maman. Elle me gardait, me berçait, me nourrissait, en son absence. Nous reçûmes encore de nombreuses visites d’amis de Maman, qui me firent toutes de grands sourires en me voyant. Il semblerait que je plaise déjà aux femmes ! Vendredi, ce fut au tour de Myriam et de Françoise, deux autres amies. Myriam était professeur de françaisn comme Grand-pa. Elle avait participé à la relecture de certains livres de Maman. « ALISÉA », notamment, mais aussi « DIAMOR »… Françoise était écrivain, comme Maman, et chez le même éditeur. 

Samedi soir, ce fut au tour de Nathalie de venir découvrir ma jolie frimousse. Maman avait suivi ses deux fils, Olivier et Thibault, en maths, au lycée jusqu’au bac. Elles étaient devenues amies, elles aussi. Maman avait de très bon contacts avec ses élèves, tout comme avec leurs parents. Il arrivait souvent qu’ils restent amis, une fois les cours terminés. Elles discutaient, parlaient, tchatchaient… de vrais pipelettes. Et je fus de nouveau couvert de cadeaux ! Des vêtements tous plus beaux les uns que les autres.

Maman partit voir sa Kolina vendredi et donner un cours samedi matin…. 

Une nouvelles semaine arriva : celle du 19 au 25 février 2018

Lundi 19 février 2018

Des jeunes vinrent à la maison prendre des cours avec Maman.

Nous eûmes aussi de nouveau la visite d’une sage femme qui venait voir si j’allais bien. Mes fesses n’étaient plus irritées, mais ce n’était pas grâce aux moult pommades qui m’avaient été prescrites. Maman avait sa propre technique. Elle me lavait les fesses avec de l’eau et du savon pour bébé, puis les séchait au sèche-cheveux. C’était chaud et doux, ça ne râpait pas ma peau sensible et douloureuse. Elle m’enduisait ensuite le derrière d’homéoplasmine, pommade homéopathique qu’elle utilisait elle-même pour sa peau sèche et à tendance atopique. J’aimais bien cette méthode, et ma peau aussi. La preuve, mes fesses étaient de nouveau comme neuves ! 

La sage femme s’occupa aussi de Maman. Entre la cicatrice et l’allaitement, son corps était encore un vrai champ de bataille. Elle marchait mieux, mais me racontait que que ça tirait encore beaucoup…

Mardi 20 et mercredi 21 février 2018

Nous revîmes Jean-Philippe les deux jours. Une fois pour Maman (pendant que Oma me gardait ) et une fois pour moi. Maman ne lui avait toujours pas demandé s’il acceptait d’être mon parrain… Elle avait peur qu’il refuse et attendait le bon moment. 

Oma repartit à son tour mercredi… Mamie Yvonne vint nous voir ce même jour, juste après le départ de mon autre grand-mère ! 

Jeudi 22 février 2018

Maman fut de nouveau seule avec moi. Elle fit du ménage, puis m’amena avec elle à la Banque Postale, à la librairie de St Laurent (pour faire le point sur les ventes de ses livres) et, enfin, chez le médecin (récupérer une ordonnance). Ce soir là, nous reçûmes la visite de Véronique, une amie de Maman. Elle avait trois grandes filles (que Maman avait eu comme élèves) et fut extrêmement heureuse de prendre un petit garçon dans ses bras. Elle dégageait une super énergie. Elle me rappelait Nathalie, qui était venue la semaine dernière : le même type de femme, très chaleureuse et sympathique.

Vendredi 23 février 2018

Maman continua à m’amener partout : à la Banque Postale (pour ouvrir mes premiers comptes), à la casse (chercher une pièce pour sa voiture), et enfin chez le cordonnier (récupérer des chaussures qu’elle avait fait réparer). 

Ce soir-là, Papa redescendit de sa montagne pour nous voir ! Ce fut une belle soirée, bien qu’elle soit très courte. Papa et Maman me donnèrent de nouveau le bain ensemble, trop top ! 

Samedi 24 février 2018

Nous eûmes encore de la visite. Deux amies de Maman, Sylvie et Christelle, qui m’offrirent une décoration artisanale pour ma chambre : un cheval blanc, suspendu à une balançoire, avec une crinière plus vraie que nature. La créatrice y avait joint l’histoire de Albe, ce petit cheval épris de liberté, et de son cavalier. Je ne savais pas si Sylvie et Christelle lui avaient parlé de Duende, mais, pour moi, ce récit était clairement une prédiction de ma relation future avec mon poney Duendinou ! 

Voici un extrait : « Albe est un petit cheval, tout blanc, tout doux et comme tous les jours, il attend avec beaucoup d’impatience son cavalier. Non, le manège ne lui plaît pas : le doubler, la serpentine, le huit de chiffre, la demi volte renversée il connaît… Peu d’intérêt… Lui, il veut sentir le vent dans sa crinière, frissonner du grand air et vibrer des naseaux, sans selle, ni rêne, galoper à travers champs. Soudain, il voit son cavalier, son partenaire, son ami arriver, il hennit, heureux. Pour lui, il est prêt à faire le passage, le piaffer, des airs au-dessus du sol, pourvu qu’ensuite ils s’élancent dans la campagne, son ami montant à cru et s’accrochant à sa crinière jusqu’à en perdre haleine. Cela les fait tellement rire… »(Sonia Cerise, artiste et artisan catalane). 

Depuis que Maman me parlait de Duende, je rêvais de lui très souvent. Il s’agissait, j’en étais persuadé, de rêves prémonitoires ! Je le montais à cru, sans rien, au galop dans les champs et sur la plage !!! Je savais parfaitement que cela se réaliserait…dans quelques années. 

Un peu plus tard,ce furent Michelle et Pierre qui passèrent nous voir, à l’improviste, comme toujours…

Dimanche 25 février 2018

Toujours seuls tous les deux, Maman en profita pour m’amener voir ses autres bébés. Première étape : Duende, dit Duendinou, mon futur cheval. J’allais enfin rencontré celui dont je rêvais depuis des semaines ! En réalité, je l’avais déjà rencontré souvent, à l’époque où j’étais encore dans le ventre de Maman… 

Maman m’attacha dans un foulard de portage, collé tout contre elle, puis elle m’amena jusqu’au pré de ce petit lutin. J’étais bien : en sécurité et au chaud, avec un point de vue topissime. Duende vint tout de suite nous voir. Je n’eus pas peur du tout de sa tête énorme (comparée à la mienne) car il respirait douceur et gentillesse. Il me sentit, à la fois curieux et étonné que sa maman se soit ainsi transformée. J’eus l’impression qu’il me reconnut. Il avait,lui aussi, parfaitement perçu ma présence, lorsque j’étais encore bien au chaud. Il ne laissa paraître aucune jalousie. Je ressentais plutôt, venant de lui, une grande joie et une envie de découvrir la nouveauté que je représentais pour lui. Maman lui parla et lui demanda de faire tout doucement avec moi, car j’étais petit et fragile. 

Je percevais l’immense bonheur de Maman d’être enfin avec deux de ses enfants à la fois… Nous avons fait le tour du pré, tranquillement, tous les trois. Duende suivait Maman, pas à pas. Je sentais à quel point il était attaché à elle, comme à une seconde Maman. (Il avait perdu la sienne quelques semaines plus tôt, il n’avait que quatre ans…). Maman lui parlait avec douceur et bienveillance, exactement comme elle faisait avec moi. J’étais bien, curieux, moi aussi, en confiance, comme hypnotisé par cette grande peluche aux tons si chauds et si doux…

Nous nous rendîmes ensuite dans une autre écurie, celle de Kolina, l’autre bébé de Maman. Ce fut plus compliqué pour tout le monde. J’avais faim, alors je commençais à râler un peu. Maman me laissa un moment dans la voiture en arrivant… Elle alla chercher Kolina et la mit dans un grand pré, pour qu’elle ne soit pas gênée, tracassée et agacée par ses collègues de paddock. Je savais déjà que c’était une grande sensible et un sacrée caractère, cette Kolina ! Puis Maman vint me chercher et me ligota de nouveau dans le foulard de portage. Je gigotais comme un petit diablotin. Je voulais rentrer, j’avais faim ! Cela commençait à faire vraiment trop long depuis la dernière tétée avant notre départ .

Maman insista. Cela lui tenait à cœur que je fasse connaissance avec son premier et immense bébé ! Il faisait très beau malgré la date hivernale. Mais ici l’ambiance n’était pas la même que chez Duende : étrangement plus tendue. Et moi j’avais faim !!!

Maman me présenta à Kolina, dans le pré, comme elle avait fait avec Duende. Mais je la sentis stressée, comme si Kolina était dangereuse pour moi. Elle la tint à distance. Quand je vis sa tête et le reste de son corps, je compris pourquoi ! Quel colosse !!! Elle était impressionnante. Et l’énergie qu’elle dégageait était tout différente de celle de Duende. Une énergie puissante, violente et brusque même. Une âme beaucoup plus tourmentée, mais un grand cœur qui veut bien faire. Un être hypersensible et vulnérable dans un corps de géant. J’avais un peu peur. Paradoxalement, malgré notre énorme différence de corpulence, je ressentis que c’était réciproque,. 

Je sentis aussi que, contrairement à Duende, Kolina ne me voyait pas avec un bon œil. Je lui volais sa Maman. Ma maman lui appartenait et elle ne supportait pas que je la lui rende si inaccessible… Elle vint me renifler furtivement, mais comme elle ne pouvait décidément pas me sentir, elle repartit brouter ! Elle m’avait bien reconnu, elle aussi ! J’étais celui qui empêchait sa maman de s’occuper d’elle depuis des mois… Je devinais qu’elle m’en voulait beaucoup ! Maman la suivit dans le pré, avec moi, son angélique boulet, collé au corps. Elle caressa sa jument, lui parla. Mais Kolina boudait… Âme sensible, torturée, en partie guérie, mais toujours à fleur de peau…

L’après midi, Maman me mit dans la poussette, direction « chez Nanou » ! Nous atteignirent notre but au bout d’une heure de marche. Enfin, moi, je me suis endormi en chemin ! Maman me fit visiter la maison de Nanou, en m’expliquant qu’elle souhaitait que je m’imprègne de l’ambiance, de l’énergie, afin de pouvoir m’y sentir comme chez moi. C’était petit, mais très agréable, rangé, avec des photos de bébé et des jeux d’enfants partout. J’éprouvai immédiatement un grand bien-être.

Ainsi s’acheva ma semaine, seul avec Maman. Elle s’était très bien débrouillée et adorait s’occuper de moi. Ce nouveau rôle, à la maison, sans les soucis médicaux (ni tout le personnel médical en orbite autour de nous), lui allait à merveille !

Une nouvelle semaine, juste tous les deux : du 26 février au 4 mars 2018

Lundi 26 février 2018

Maman m’amena chez Roberto, un nouveau kiné, qui s’occupa d’elle différemment de Jean-Philippe. Il massa sa cicatrice, l’endroit d’où j’étais sorti, à peine quelques semaines plus tôt. Elle lui faisait encore mal et, à vrai dire, Maman n’aimait pas du tout la toucher. Le fait que quelqu’un d’autre la palpe, c’était différent…. Roberto était très doux et gentil, du coup Maman n’eut aucun stress avec lui. Pourtant, se laisser tripoter à un endroit si près de l’intimité demandait un sacré lâcher prise, d’autant quand c’était avec un inconnu de sexe opposé ! Mais bon, depuis la grossesse et l’accouchement, Maman avait perdu un sacré pourcentage de sa pudeur…

Mardi 27 février 2018

Maman me laissa pour la première fois à l’essai chez Nanou. Juste un bout de matinée. Je fus super heureux, car je l’aimais déjà. Et Maman avait entièrement confiance en elle. Aucun stress, ni pour elle, ni pour moi, du coup ! Maman alla voir son gynéco, pour faire le point. C’était le protocole. Il voulait savoir comment allait son ventre depuis que je l’avais quitté ! 

L’après midi, nous sommes retournés voir Kolina. Maman avait décidé que, désormais, elle ne m’amènerait voir qu’un cheval à la fois. C’était mieux pour moi, car les deux à la suite, cela faisait vraiment trop pour un petit bonhomme comme moi. Kolina était tenue par Philippe, l’ami de Maman dont je vous avais déjà parlé à plusieurs reprises. Il s’occupait toujours de Kolina, comme ça Maman avait moins de stress. Mais Kolina n’était pas très contente pour autant ! Elle profitait abondamment des câlins, de l’attention et des friandises que lui offrait son papa de substitution. Cependant, rien ne pouvait remplacer sa vraie maman, qui lui manquait toujours autant… 

Je ressentais très précisément toutes ses émotions. Elle était si facile à comprendre cette hypersensible qui habitait dans un corps de grande brute ! J’avais envie de la rassurer, je lui disais en pensée que Maman l’aimait toujours autant. Mais elle faisait la sourde, elle ne voulait pas m’entendre. J’étais la source de sa souffrance. Pour elle, rien de bon ne pouvait émaner de moi. J’espérais du fond du cœur que, d’ici quelques temps, nos rapport se bonifieraient…

Le soir, Maman me fit mon premier massage. J’appréciai ce petit moment de complicité et d’intimité, assez différent de ceux que je connaissais jusqu’à présent. C’était doux et relaxant. Mon corps entier aimait le contact de ses mains. Ces sensations me rappelèrent l’époque où j’étais encore dans son ventre. Mais au bout de quelques minutes, je n’eus plus très chaud et je fus bien content qu’elle me rhabille et me serre à nouveau tout contre elle.

Mercredi 28 février.

Nous sommes retournés voir Roberto, le matin. Maman m’expliqua quelle devait y aller très régulièrement afin que la cicatrisation se fasse au mieux et qu’il n’y ait pas d’adhérence. 

Ensuite, nous avons passé un petit moment chez une autre nounou du Barcarès. Maman m’expliqua que ce n’était pas pour qu’elle me garde, mais simplement pour faire sa connaissance. Cette dame avait vu Maman enceinte, l’été dernier, lors de ses débuts de recherche de nounou. Elle m’offrit un bonnet et des chaussons super jolis, noirs et bleu azur, qu’elle avait tricotés à la main. Maman, très touchée, lui laissa, à son tour, comme présent, un exemplaire de son tout nouveau livre : le tome I de ses « Conversations entre Maylen’ et Kaolin’ ».

L’après-midi, second rendez-vous chez le kiné, mais, cette fois-ci, pour moi et avec Jean-Philippe ! Il me malaxa de nouveau dans tous les sens ! C’était la troisième fois, je commençais à être habitué. Cependant, moi qui adorait me cambrer et porter ma tête bien vers l’arrière, je ne supportais pas qu’il me plie en deux, en enroulant ma colonne comme si j’étais un escargot ! J’aimais me tenir droit et fier, moi, dominant ! Et non courbé et asservi !

Maman avait reçu les faire-parts la veille. Elle donna à Jean-Phi l’exemplaire qui lui était destiné. Elle lui demanda cependant de n’ouvrir l’enveloppe qu’une fois que nous serions partis… Elle lui avait écrit, au dos, un petit mot très personnel, dans lequel elle lui demandait d’être son parrain. Elle avait peur qu’il ait une vie trop remplie pour s’occuper, en plus, de la mienne !

Elle avait eu tort de douter de son intuition. Le soir, mes deux parents reçurent en même temps, bien qu’à plus de 100 km d’intervalle, le sms suivant :

« C’est avec un immmmmmense plaisir que j’accepte d’être le parrain d’Angelo. 

Ça me touche beaucoup que vous ayez pensé à moi.

Je m’occuperai de son éducation spirituelle.

Ça va filer droit au Tibet pour ses 18 ans cette histoire…

Je vous embrasse tous les 3. J-Phi. »

Nous avons été super contents tous les trois ! D’ailleurs, je pense que c’est aussi grâce à cette bonne nouvelle que, ce soir-là, je dormis comme un bien-heureux. Evidemment, il y avait aussi l’effet de la séance d’ostéopathie elle-même, qui m’avait sainement fatigué et obligeait désormais mon corps à se régénérer et à se recharger en bonne énergie.

Jeudi 1er mars

Ce jour-là, ce fut ma marraine, Graziella, qui vint faire un tour à la maison voir son petit filleul ! Elle était comme parrain, pleine de sourires, de joie, de bonheur. Une porteuse de lumière. J’ai de la chance d’être enveloppé par l’amour de ces deux êtres lumineux (en plus de toute ma famille évidemment !)<3

Vendredi 2 mars

Ce matin, nous sommes retournés voir Laure, la sage-femme préférée de Maman. Visite de routine, à son cabinet, pour elle et moi. Tout allait bien. La mycose était partie, le sein de maman, ma bouche et mes fesses étaient de nouveau impeccables.

L’après-midi, autre sortie, pour aller voir Duende ! Cette fois-ci, Maman me laissa dans la voiture, confortablement installé et super bien emmitouflé dans mon transat, qu’elle avait posé dans le coffre, sur la grande planche qui recouvre ses caisses de cours. Je pus observer, à loisir, le paysage, les chevaux, et l’ensemble de l’écurie, tout en étant à l’abri du vent et du froid. Maman brossa Duende devant moi, afin que je ne perde pas une miette de ce qu’elle faisait. Duendinou était calme et je le sentais très heureux d’avoir sa maman tout à lui. Ils jouèrent ensuite ensemble dans la carrière, juste à côté de la voiture, renouant enfin avec leur complicité d’avant mon arrivée. Même s’il en avait moins souffert que Kolina, Duende profitait pleinement de ces moments de bonheur retrouvés. Et Maman ! Je ne vous en parle même pas ! Cependant, mon estomac les contraignit à mettre fin à leurs ébats plus précocement, sans doute, que ce qu’ils auraient souhaité !

Samedi 3 mars

Aujourd’hui encore, les occupations de Maman furent multiples. Je commençais à m’y faire ! La plus sympathique fut de retourner voir Duende. Mais Maman ne s’occupa pas du tout de lui comme hier. En fait, des amis l’avait rejointe aux écuries : Pauline, une de ses anciennes élèves, passionnée par les chevaux, et Marc, son Papa. Nous partîmes nous promener. Pauline prit Duende en main, pendant que Maman me poussait, toute fière, et que Marc prenait des photos de ces bons moments partagés. Duende était super zen et moi très heureux d’être de nouveau en sa compagnie. Je le kiffe ce gros nounours !

Dimanche 4 mars, 

La semaine se termina en apothéose… Oma arriva à la maison avec une gentille dame, qui, d’après ce que m’a dit Maman, portait le nom étrange de « Blablacar »…

Du coup Maman partit voir sa Kolina chérie. Exactement 7 semaines et 3 jours après la césarienne, elle avait décidé de remonter à cheval ! Cette Maman, quel phénomène ! Les deux femelles se retrouvèrent enfin (presque) comme avant mon arrivée invasive ! Leur relation à pied, c’était une chose, mais ce qu’elles préféraient toutes les deux, c’était lorsque Mamam chevauchait Kolina et qu’elles ne faisaient alors vraiment plus qu’UNE. Elle furent toutes les deux infiniment heureuses de ce moment tant attendu !

Le soir-même, nous nous rendîmes tous les trois, avec Maman et Oma, chez une dame très gentille. Je la reconnus immédiatement ! Béatrice s’était occupée de nous à l’hôpital. C’était une infirmière très, très gentille. Le courant était tout de suite passé entre elle et Maman. Entre temps, sa fille avait eu besoin de cours de maths et était venue à la maison pour un DM ! Leur maison était un véritable havre de paix, dans lequel régnait une ambiance douce, avec une agréable lumière tamisée. Nous avons passé un très joli moment, avec cet être de lumière… 

Quelle semaine chargée ! Plein de trucs tous les jours ! Maman était très fatiguée, du coup. Elle fut sur la brèche non stop, sans pouvoir se reposer sur Papa. Mais elle avait tout très bien géré et, désormais, Oma lui donnait de nouveau un coup de main. Même si Papa nous manquait, nous étions très heureux tous les deux, si fusionnels <3.

Cette semaine, Maman avait eu des cours à la maison tous les jours. Finies les vacances, un mois et demi après l’accouchement. Elle avait même redonné son premier cours trois semaines et six jours après ma naissance, à peine quatre jours après le retour à l’hôpital… Mais j’étais persuadé que si nous n’avions pas passer quinze jours de plus à l’hôpital, ses élèves lui auraient sauté dessus au retour de la maternité !

D’ailleurs je vais vous avouer quelque chose : ce séjour à l’hôpital avait eu sa raison d’être. Maman avait toujours trop été au service des gens, de ses élèves, notamment. Evidemment, ils étaient son gagne-pain, mais pas seulement. Elle s’occupait en réalité souvent davantage d’étrangers que des gens qui lui étaient proches. Elle avait besoin que tout le monde l’apprécie. Mais depuis que j’étais là, elle avait été obligée de dire non. Et, d’après moi, elle ne le faisait pas encore assez !

Mes anges gardiens avaient fait ce qu’il fallait pour que je devienne sa PRIORITÉ ABSOLUE. J’étais passé devant tout le reste : le travail, les chevaux… Mais elle avait pu continuer à écrire. C’était très important, parce que quand elle écrit, elle est reliée au sacré et cette connexion renforce son rôle de maman…

Du coup, du 11 janvier au 3 février, Maman fut, au sens propre comme au sens figuré, mise sous cloche, telle la rose du petit Prince : sous cloche et choyée. Elle vécut réellement tout ce temps derrière des vitres ! Le gîte et le couvert lui étaient assurés, elle n’avait eu matériellement besoin de rien. Elle n’avait eu qu’à se préoccuper et à s’occuper que de moi, et aussi un peu d’elle, quand je le lui permettais. Son temps avait été partagé entre son bébé d’amour et son futur autre bébé, un livre dans lequel elle évoquait notre relation au cours de sa grossesse (« Conversations entre Maylen’ et Kaolin’ »,tome II). Toute sa vie avait tourné exclusivement autour de moi !

Avec un mois de recul, maintenant que j’allais beaucoup mieux, grossissant notamment à vue d’oeil !, je voyais cette période davantage comme un cadeau, plutôt que comme une difficile épreuve. Maman avait été toute à moi, ce qui avait scellé notre lien de manière encore plus profonde et fusionnelle. Mais pas seulement avec Maman : avec Papa aussi. Il s’était démené comme jamais pour nous voir au maximum et pour que nous ne manquions pas une seule minute de quoi que ce soit. Il nous avait apporté une aide sans doute bien plus inestimable que si Maman et moi étions rentrés tranquillement à la maison après les quatre jours protocolaires à la maternité. J’en avais tiré une bonne leçon : dans la vie, les obstacles apportaient souvent bien plus qu’ils n’enlevaient… 

Nous étions désormais, plus que jamais, une famille : liés par les gènes, le sang, l’amour, la souffrance, la maladie, la guérison… Mes parents avaient eu si peur de me perdre que j’avais pris encore plus de valeur à leurs yeux (si, si ! C’est possible!). Ils s’étaient soudés, de surcroît, très solidement avant le départ de Papa. Puis, heureusement, Maman avait, dans les premiers temps avec moi, reçu beaucoup de conseils et de soutien. Ce n’était ni facile, ni de tout repos de s’occuper d’un nourrisson à 100%, jour et nuit, quand on ne l’avait jamais fait. Elle ne l’avait pas appris à l’école ça, ma maman !!! Les sages femmes et infirmières l’aidèrent beaucoup à traverser cette retraite d’ermite…

Dernière semaine de mon 2ème mois : du lundi 5 mars au dimanche 11 mars

Semaine chargée pour Maman, mais moins pour moi. Oma me gardait quand Maman partait, du coup pas besoin d’être trimballé à droite et à gauche.

Lundi 5 mars

Maman était très en forme. Avec Oma, elles firent du ménage et du rangement. Grand nettoyage de la cuisine, qui en avait bien besoin,pour commencer. Puis tri de mes vêtements. Je ne rentrais plus dans du trois mois, il était temps de changer ma garde robe !

Mardi 6 mars

Maman retourna monter, pour la deuxième fois depuis l’accouchement. Ce fut au tour de Duendinou cette fois-ci. Elle se régala comme avec Kolina. Je me souvenais quand j’étais dans son ventre et qu’elle montait. Elle l’avait fait jusqu’à mes six mois ! C’était agréable, ça me berçait, me massait, m’endormait… Depuis, j’adorais être balancé à droite, à gauche, etc. D’ailleurs, Papa l’avait bien compris. C’était son rôle de me bercer pour m’endormir. Mais il fallait qu’il me berce toujours vigoureusement pour que ça marche ! Comme sur un cheval !

Jeudi 8 mars

Maman m’amena faire une échographie des reins. C’était juste un examen de contrôle. La pyélonéphrite pouvait endommager le rein, si elle n’était pas prise à temps. Mais ce ne fut pas mon cas, Dieu soit loué. Mes reins allaient très bien, aucune séquelle. Encore un signe de nos anges gardiens… Tout allait bien, désormais. Plus de traces de cette vilaine épreuve.

Vendredi 9 mars

Oma repartit comme elle était arrivée, juste au retour de Maman de son rendez-vous hebdomadaire avec son kiné, Roberto. 

Du coup, pour aller travailler l’après-midi, Maman m’amena pour la deuxième fois chez Nanou. C’était super bien. Il y avait Maëlys, sa fille. Je l’aimais déjà, elle aussi. Elle était adorable avec moi, comme sa maman. J’étais super heureux de passer du temps ici quand Maman devait aller travailler. Elle m’a manqué et me manquerait forcément encore, mais je ne pouvais vraiment pas rêver mieux comme seconde Maman et second foyer…

Samedi 10 mars

Maman m’amena, pour la première fois depuis ma naissance, dans un salon du livre : les Bacchanales, à Saint-Laurent-de-la Salanque. 

J’en avais fait toute une série, déjà, d’évènements littéraires, lorsque j’étais bien au chaud dans son ventre. Pour la sortie de son conte pour la jeunesse, « DIAMOR, conte nanotechnologique », Maman avait rencontré plusieurs responsables de CDI de collèges et lycées, afin d’organiser une présentation aux élèves. D’abord le collège Jean Moulin de Perpignan, le 25 avril, puis le collège Marcel Pagnol, le 12 mai, et le lycée de Théza, le 15 mai, sans oublier la véritable présentation face aux élèves au collège de Sigean, le 1er juin. Cette dernière intervention avait été rendue possible grâce à Myriam, l’amie de Maman, qui y enseignait le français. 

Suite à la sortie de « LOÏS, clone, neurobiologiste, biandre », fin juin, Maman avait enchaîné les séances de dédicaces. Pour DIAMOR, encore, elle s’était rendu, à chaque fois en compagnie de l’illustrateur, Christophe, au salon du livre de Narbonne, le 14 mai, puis au Super U de Prades, le 23 juin. Le rayon librairie était tenu par un autre auteur très sympathique, qui sortait ses livres chez le même éditeur que Maman. Ce fut d’ailleurs ce jour-là, lors de leur déjeuner au restaurant en tête à tête, que Maman avait annoncé à son collaborateur et ami, Christophe, la bonne nouvelle ! Il avait été tellement heureux ! Depuis qu’il la connaissait, il trouvait que justement ce qui manquait à Maman, pour être pleinement épanouie et heureuse, c’était un bébé d’amour…

Consécutivement à la sortie de « LOÏS, … », Maman s’était rendue, avec moi, au Tabac-Presse de Laroque-des-Albères, le 29 juin, puis à Médiathèque des Angles, le 12 juillet, ainsi qu’au rayon librairie d’Auchan, où travaillait justement Christophe, le 15 juillet. Elle avait enchaîné, en août, à la librairie de Saint Cyprien, le 3, puis à la bibliothèque de Ria, le 4, et, le 6, elle avait pris part, avec bon nombre d’autres auteurs locaux, à la Trobada Littéraire de Villefranche-de-Conflent. 

Et ce n’était toujours pas fini ! Alors autant vous dire qu’entre la fatigue, due à ma croissance exponentielle, et tous ces évènements littéraires, cet été-là Maman n’eut vraiment pas assez de temps et d’énergie pour écrire comme de coutume… Elle s’est « contenté » de mettre en forme le premier tome de ses « Conversations entre Maylen’ et Kaolin’ », qu’elle voulut, notamment vues les circonstances, beaucoup plus court que ses derniers écrits. Elle avait profité de l’été, période professionnellement creuse pour elle, et de ses derniers mois avant ma naissance pour faire le maximum de promotion dans son autre domaine d’activité, la création littéraire. 

Elle avait poursuivi ses dédicaces et présentations de ses ouvrages à la bibliothèque de Caramany, le 10 août, puis à l’Espace Culture du Leclerc Polygone Nord, le 19 août. Vint ensuite un événement d’importance, où nous retrouvâmes mes futurs Oma et Grand-Pa, après une longue route… Il s’agissait du premier festival du livre de Lalinde, en Dordogne, le week-end du 26 & 27 août. Dans cette ville avait vécu, il y a fort longtemps, mon arrière grand-mère, la maman de Grand-pa… C’était la raison pour laquelle ma maman et ses parents avait été invités en ce lieu, si éloigné de leur résidence respective.

Malgré la rentrée et son état de grossesse de plus en plus avancé, Maman ne s’était pas arrêté là. Elle m’avait fait découvrir encore bien d’autres lieux et événements ! Le salon du livre de Collioure, le 2 septembre, puis une belle soirée de dédicace à la bibliothèque de Ponteilla, où elle était très appréciée, le 16 septembre, sans oublier une rencontre avec le cercle des lecteurs de la bibliothèque de Saint-Laurent, le 12 octobre. Elle avait été invitée ensuite à deux salons locaux : celui « du livre et du chocolat » de Sainte-Marie-la-Mer, le 22 octobre et celui du livre (seul!) de Saint-Paul-de-Fenouillet, le 4 novembre. 

Elle avait fini en apotéose, par une conférence – table ronde – dédicace dans la grande salle de la mairie de Saint-Laurent, le 10 novembre. Son dernier événement littéraire avant mon arrivée en chair et en os à ses côtés ! 

A ce nouveau rendez-vous, les « Bacchanales », à Saint-Laurent-de-la -Salanque, ce samedi 10 mars 2018, je fus sage comme une image, ou plutôt devrais-je dire « sage comme un ouvrage ! ». Je passai mon temps à dormir et à téter, mes deux activités favorites. Les gens autour de nous ne me dérangeaient pas du tout. J’étais avec Maman, alternativement dans la poussette ou dans ses bras. Le bonheur…

bdr

Séverine, une amie de Maman, passa nous voir avec sa fille Ambre. Elle annonça à Maman qu’elle était enceinte de trois mois. Enfin ! Il avait pris du temps pour s’annoncer, ce second bébé ! Elle sentait que c’était un garçon… Et sa grande fille était heureuse d’avoir bientôt un poupon à la maison. Séverine nous avait amené des cadeaux : de très mignons vêtements de garçon pour moi… Elle expliqua à Maman qu’elle avait trop pensé à son futur bébé en les achetant !

Myriam, l’amie de Maman, prof de français, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises, est passée aussi amener des vêtements qui avaient appartenus à ses deux garçons, maintenant presque adultes !

En fin d’après-midi, Maman m’amena chez Nanou, un petit moment, pour aller travailler. Et qui vint me chercher ??? Ce fut Papa !!! Quelle merveilleuse surprise ! Il était enfin rentré du ski, pour de bon ! J’étais trop content <3

Dimanche 11 mars

Papa profita à fond de nous, et surtout de moi ! J’avais beaucoup changé depuis son départ un mois plus tôt. Même s’il était descendu chaque semaine pour nous voir, il n’était jamais resté très longtemps, une ou deux paires d’heures maximum. Et bien souvent, alors, je dormais ou, parfois, je déchargeais car c’était le soir… Désormais, il pouvait profiter de moi des heures entières. 

Maman, de son côté, s’affaira au jardin, pendant que Papa et moi ne nous quittions plus. Gros nettoyage au jardin : c’était presque le printemps ! L’après midi, Maman partit monter son Dudu d’amour… Maintenant, elle ne se contentait plus de monter une quinzaine de minutes ! Elle fit une belle balade d’une heure : une vraie résurrection ! Duendinou fut, comme toujours, extrêmement doux et gentil avec elle, comme s’il avait conscience qu’il ne devait en aucun cas la bousculer, à cause de sa cicatrice encore douloureuse. 

Papa se régala à me garder et ce fut réciproque. Nous refîmes, en quelque sorte, connaissance l’un de l’autre… 

Le soir, bon bain avec mes deux parents. Puis, Maman me refit un agréable massage relaxant… Le bonheur <3 <3 . De nouveau réunis tous les trois, à la maison, en bonne santé ! Après un mois, de séparation, certes, mais tellement meilleur que le premier ! Je repris confiance en l’avenir, avec une foi intense et reconnaissante. Merci mes frères les anges d’être de nouveau à mes côtés, à nos côtés…;-)

Compétences

Posté le

24 février 2019

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