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ALLAITER SON BÉBÉ SUR LE LONG TERME, SANS CODODO ET EN TIRE-ALLAITANT… (pour le bien-être de bébé et de Maman :-) PARTIE I

(I :ALLAITER SANS CODODO DURABLE,  II : ALLAITER EN TIRE-ALLAITANT)

Introduction

Souvent, l’allaitement est assimilé à une relation fusionnelle entre une maman et son bébé. Relation qui reste fusionnelle pendant parfois des années. Cette fusion comprend très souvent le « cododo », l’allaitement à la demande, le portage, etc. Ce type de relation, rêvée par bien des mamans, n’est pas toujours réalisable, notamment pour celles qui doivent reprendre leur activité professionnelle.

Je vais vous faire part de mon expérience, un allaitement qui a duré 18 mois, sans cododo, et qui fut permis en grande partie grâce à l’utilisation du tire-lait. Un allaitement sur le long terme, compatible avec une vie professionnelle à plein temps et d’autres activités aussi intenses que prenantes. A l’heure où j’écris cet article, mon fils, Angelo, va avoir 18 mois.

I. ALLAITER SANS CODODO DURABLE

Personnellement, j’ai privilégié cette fusion, tant qu’elle nous convenait à tous les deux. Je tiens à préciser que je suis une maman pour laquelle la sécurité affective de mon bébé passa avant tout. Je ne l’ai jamais laissé pleuré, jamais. Et il n’est pas devenu un enfant collé à sa maman pour autant. Il est autonome, tant pour dormir que pour jouer. Et il dort même mieux, seul dans sa chambre, la porte fermée, qu’avec quelqu’un tout près de lui ou la porte ouverte. Aujourd’hui, c’est déjà un grand garçon ! Je vais vous expliquer, pas à pas, les étapes que nous avons franchies pour en arriver là.

A. Les étapes

1ère semaine, à la maternité : vrai cododo (même lit que Maman)

Suite à la césarienne d’urgence (voir le « Journal de bord d’un petit ange tombé sur Terre, épisode 0 »), je ne pouvais pas me résoudre à laisser Angelo dans son couffin, «loin » de moi. Après cet accouchement « raté », j’avais besoin de le garder près de moi, contre moi, même. Et je me disais que c’était réciproque, étant donné qu’il avait passé neuf mois en moi, avant de m’avoir été arraché plus que brutalement…

Je voulais l’allaiter et je mis tout en œuvre pour, malgré une montée de lait plus que monstrueuse ! Angelo tétait comme un guerrier, toutes les heures ou deux heures. Du coup, je le gardais sur le coussin d’allaitement, semi-assise. La cicatrice faisant très mal, je ne pouvais me mettre sur le côté, allongée, ni m’allonger complètement sur le dos. Cela limita considérablement les positions d’allaitement. Avec le coussin, je pouvais allaiter et porter Angelo sur moi, sans que cela ne me fasse mal. Le coussin protégeait mon bas ventre douloureux.

Du coup, pendant une semaine, Angelo passa le plus clair de son temps soit dans mes bras, sur le coussin d’allaitement, soit sur le lit, à côté de moi, dans son coussin d’allaitement, que je repliais pour lui faire comme un petit cocon. Il n’utilisa pratiquement jamais je couffin en plastique transparent, qui ressemble à un tupperware, ou à un aquarium !

Je dormais entre les x tétés, avec le petit dans les bras, d’un demi-sommeil, celui d’une maman allaitante…

2ème semaine (début), à la maison : cododo (couffin collé au lit de Maman)

Après 7 jours de maternité, nous sommes enfin rentrés chez nous. Angelo dormit dans un couffin, coincé entre notre lit et le mur. Mais il dormait très mal (le changement ? Sa maladie qui le faisait déjà souffrir?)…et nous aussi du coup. Après les tétées, le fait de le remettre dans le couffin le réveillait. Nuits difficiles pour tout le monde… C’était finalement presque plus simple à la maternité, lorsqu’il s’endormait et dormait sur le coussin d’allaitement, collé contre mon sein… 

Nous n’avons pas eu le temps de peaufiner cette configuration, qui dura à peine 4 nuits…

Fin de la 2ème semaine, 3ème et début de la 4ème, séjour à l’hôpital : retour au vrai cododo, même lit que Maman, maladie oblige…

Du fait d’une pyélonéphrite (très vraisemblablement contractée lors de mon travail interminable et/ou de la césarienne sur lequel il a débouché…), Angelo a passé deux semaines à l’hôpital, branché à une perfusion d’antibiotiques. Les premières 48 heures furent terribles, Angelo étant sensé dormir dans le lit à barreaux pour enfants, d’usage au service pédiatrie. Il n’y avait pas de place en « néo-nat », malgré ses 11 petits jours de vie… Quant à moi, j’avais droit à une couchette, par terre, à deux mètres de lui. Mais il lui fut totalement impossible de fermer l’oeil, il était trop angoissé d’être ainsi abandonné, d’autant plus qu’il souffrait de son infection pas franchement bénigne…

Après m’être insurgée (voir le « Journal de bord d’un petit ange tombé sur Terre, épisode 1 »), j’ai pu l’avoir avec moi, dans un vrai lit, dans le coussin d’allaitement, à côté de mon oreiller, la nuit. Le jour, je l’avais sur mes genoux, sur le coussin d’allaitement, car je disposais d’un fauteuil correct. La fusion se poursuivit…, enfin !

Cette proximité avec sa maman était plus que vitale pour lui : elle rendait supportable les soins qu’on lui prodiguait jour et nuit et la douleur liée à sa maladie et au puissant antibiotique distillé par sa perfusion 24h/24… 

2ème mois, enfin à la maison, mais sans Papa : cododo, mais avec lits séparés, dans la chambre de bébé

Papa dû s’absenter un mois pour son travail, c’était prévu. Pour une transition douce, mais qui nous permette, à Angelo et moi, de dormir le mieux possible, je mis son berceau dans son futur lit à barreaux, bien calé dessous et sur les côtés avec des coussins. Le but était qu’il s’habitue à sa chambre, le plus vite possible, qu’il identifie son « chez lui ». Et pour l’instant, c’était à moi de venir dans sa chambre, pour, petit à petit, en sortir au fur et à mesure qu’il grandirait. Il y avait dans sa chambre un lit en 90 que j’avais prévu à cet effet. J’y dormis donc un mois durant.

Nous étions déjà davantage séparés que lors de son premier mois. Quand il se réveillait en pleurant, je le faisais téter dans mon lit, semi-assise, lui sur son célèbre coussin d’allaitement et moi bien calée dans le coin du lit, dans une montagne de coussins. Un peu comme à la maternité, en somme. Dès qu’il s’endormait, repu, je le remettais délicatement dans son lit et me rendormais rapidement. L’avantage de l’allaitement, c’est que le corps produit beaucoup d’ocytocine, hormone qui favorise l’endormissement (d’où un gros coup de barre pendant la tétée, même pour la maman !)

Entre 2 et 5 mois, Papa de retour : fin du cododo, chambre séparées, Maman allaite dans la chambre de bébé et dort avec Papa.

Nouvelle étape dans l’allaitement. Nous avons, très rapidement, quitté notre chambre de l’étage pour dormir dans le canapé-lit, au salon. Pendant quelques jours après le retour du Papa, nous avons encore dormi en haut (en attendant la livraison du canapé-lit !), laissant Angelo seul dans sa chambre, sous surveillance du baby-phone. Dès qu’il pleurait, je venais faire la tétée dans le lit de sa chambre. Parfois, lorsque les tétées étaient nombreuses, je faisais celle du matin (5h, 6h ou 7h) allongée, trop épuisée. Et je me rendormais un moment avec Angelo lové dans mes bras. Désormais je pouvais m’allonger et dormir sur le côté, la cicatrice tirait moins.

Mais c’était fatiguant (et stressant) de descendre et monter les escaliers à chaque tétées (3, 4, 5 fois par nuit !). Malgré le baby-phone, avec caméra intégrée, j’étais tendue, sur le qui-vive. J’avais peur de ne pas entendre bébé, en cas de souci, peur aussi que la machine s’éteigne sans que nous nous en rendions compte…

Du coup, une fois dans le salon, je fus un peu plus sereine : seule une porte nous séparait et, de nouveau, à peine quelques mètres. Nous laissions sa porte ouverte, comme cela nous l’entendions en direct (en cas de problème de baby-phone). Nous étions sur le même pallier, c’était à la fois plus rassurant et moins fatiguant.

Dans la nuit, comme je viens de l’expliquer, Angelo dormait donc dans sa chambre, dans son couffin, dans son lit. Il tétait dans mes bras sur le coussin d’allaitement, dans le second lit, en 90.

Dans la journée, par contre, c’était différent. Je souhaitais qu’il fasse petit à petit le distingo entre le jour et la nuit, afin, notamment, de rallonger ces temps de sommeil la nuit. C’est la raison pour laquelle je mis en place un lieu différent pour le dodo et les tétées le jour. Il tétait sur le coussin d’allaitement, je me mettais soit dans le canapé, soit dans mon fauteuil, à mon bureau (car je pouvais ainsi travailler en allaitant). Il s’endormait parfois encore sur le coussin en fin de tétées. Sinon, je l’installais confortablement dans son transat, avec couverture moelleuse et doudous. Ou dans le coussin d’allaitement, replié en cocon, sur le canapé, ou sur un tapis par terre, avec plein de coussins autour.

Entre 5 et 7 mois, bébé dort seul dans sa chambre et dans son « grand » lit

Je décidais de franchir une nouvelle étape : Angelo devait enfin quitter le couffin pour dormir dans le lit pour enfant. Il avait bien grandi et tapait avec ses mains et ses pieds sur les bords du couffin ! Cela ne posa pas le moindre souci. Il connaissait ce lit parfaitement, étant donné qu’il y dormait depuis des mois. Je lui fis faire, malgré tout, pour plus de sérénité, le premier dodo dans le « grand » lit en journée, les volets ouverts. Et pour cette première, je l’ai laissé, en plus, lové au creux du coussin d’allaitement… Une transition toute en douceur.

Ainsi, il dormit désormais la nuit dans son lit, avec ses doudous ! Nous dormions toujours au salon, donc tout près, porte ouverte. Il commença à faire ses nuits à 5 mois, lors de ce passage dans le grand lit. Nous commençâmes à avoir des nuits plus longues : 23h-6h environ. Parfois, cependant, il se réveillait et demandait une tétée à 1h ou 3h ou 5h… Je continuais alors à me rendre  « chez lui », puis et à retourner « chez nous. ».

Quant à la journée, il dormait dans le salon, sur un gros tapis, entourés de coussins, dont son cher coussin d’allaitement, des doudous et des couvertures chaudes si besoin. Je restais en général à proximité et m’occupais (travaillais) sans faire trop de bruit. Il était trop grand et remuant désormais pour faire de longues siestes dans le transat ou dans son coussin d’allaitement, dans le canapé.

Entre 7 et 9 mois

Nous le gênions de plus en plus dans la journée lorsqu’il dormait. Nous ne devions pas faire de bruit, ne pas parler, etc. du coup, je décidais de lui faire faire les siestes aussi dans sa chambre, volet mi-ouvert. Il ne confondait désormais plus le jour et la nuit, aucun souci de ce côté-là.

J’avais, au milieu du 6ème mois, cessé de l’allaiter au sein (voir textes sur « Mon expérience de l’allaitement » I et II) car cela ne nous convenait plus à tous les deux), mais je poursuivais intensément l’allaitement au tire-lait ! Mon petit bonhomme buvait 1 litre de mon lait par jour, en 4 biberons, désormais. Matin, midi, goûter, soir.

Je lui donnais les biberons du soir et du matin dans sa chambre, dans le lit en 90, pour bien marquer les transitions jour-nuit ; il était allongé sur le coussin d’allaitement, dans mes bras, comme lorsque j’allaitais. Dans la journée, je lui donnais le biberon en général aussi dans mes bras, en le mettant plus assis, moi-même assise à table, dans le canapé ou à mon bureau.

Entre 9 et 12 mois

Le matin, s’il se réveillait avant 7h, l’heure de notre petit déjeuner, je lui donnais le bibi dans sa chambre, au lit. Par contre à partir de 7h, comme nous étions levés, c’était à la table de la cuisine, pendant que nous déjeunions. Ensuite, il repartait faire la sieste du matin dans sa chambre.

Le soir, il commença à avoir besoin d’être bercé pendant le biberon pour se calmer et s’endormir ensuite facilement. Ce changement de sa part venait de l’arrivée de ses premières dents vers 10 mois, qui le firent beaucoup souffrir. Je lui donnais alors le biberon du soir assise sur le ballon (de maternité !), pour le bercer en rythme. Très efficace. 

Petit à petit, on arrêta les bibis de midi et du goûter, sauf s’il avait mal au dent, ça le calmait et lui permettait de mieux faire la sieste de l’après midi.

Idem pendant la nuit. Pas de bibi en général, sauf s’il était réveillé par le mal au dent. C’était alors radical. Il se calmait et se rendormait immédiatement après. Rien d’autre ne marchait : ni câliner, ni doliprane seul, ni bercer sur le ballon ou en marchant.

De 12 mois à 18 mois

Il a toujours deux biberons par jour, au réveil et au coucher. Comme j’ai commencé à produire moins de lait (à cause du boulot, notamment), j’ai dû compléter le mien avec du lait maternisé (chèvre bio). Au départ, dans le bibi du soir, il y avait mon lait, dans celui du matin l’autre lait. Puis on mélangea les deux dans chaque bibi, car il semblait commencer à faire la différence entre mon lait et l’autre… Et même à préférer le lait de chèvre » trafiqué » ! Alors soit il y a des additifs qui augmentent l’appétence dans les laits maternisés, soit il me dit clairement qu’il est trop grand désormais pour boire le lait de sa maman…

Le matin, je lui donne toujours son bibi dans mes bras au lit (notre lit en l’occurence) ou à la table du petit déj, si c’est le plus pratique pour moi. C’est encore un peu une tétée-câlin. D’ailleurs Angelo ne tient toujours pas son biberon (alors qu’il boit très bien tout seul avec son gobelet d’eau). Il se laisse complètement aller. Il prend souvent un de mes doigts dans sa main et je le caresse. On émerge tous les deux de la nuit, en douceur…

Le soir, le rituel du couché est aussi immuable qu’efficace. Pyjama, turbulette, bibi dans mes bras, avec son doudou préféré, Ganesh, en général au lit ou s’il n’est pas assez calme directement sur le ballon, dans l’obscurité (à l’exception de la lumière de la veilleuse). Puis berçage sur le ballon, dans mes bras, avec sa suçu et son doudou. Le soir pendant le bibi et le berçage, je lui fredonne toujours la même chanson, « My love, my life », de Mama Mian depuis qu’il a 6 mois… C’est notre chanson à nous deux, pour faire dodo. Je le pose rapidement au lit, même s’il a les yeux ouverts, dès qu’il tripote son doudou devant son nez : c’est comme ça qu’il se calme et s’endort. En général, je ferme la porte derrière moi et on ne l’entend plus.

Bilan

Même si j’ai arrêté l’allaitement exclusif jour et nuit au bout d’un mois et l’allaitement au sein au bout de six mois, les tétées (sein ou bibis) furent et sont toujours des moments de câlins. Bébé est en sécurité, dans mes bras (et parfois ceux de nounou ou Papa) et associa longtemps la prise de lait au sommeil, même si désormais il fait la sieste sans et que souvent, la nuit, un câlin suffit pour qu’il se rendorme.

Le fait qu’il ait dormi assez rapidement dans sa propre chambre, et que ce soit moi qui vienne au moindre pleurs, lui a permis de dormir sereinement, en se sentant en sécurité, sans être gêné par nos bruits et mouvements.

Les transitions se sont faites toujours à son rythme, en respectant ses besoins. 

C’est un bébé très calme, en ce qui concerne le sommeil. Il s’endort et dort bien, sereinement. Une fois réveillé, il est extrêmement vif, tonique et actif. 

A 1 an, il dormait 10h la nuit (de 21h à 7h environ), et 5h en journée (1h30 le matin, 3h30 l’après-midi. A 18 mois, il dort toujours autant la nuit, mais plus que 3h30 en journée (car il n’y a plus de sieste du matin). Il boit encore 500 ml de lait par jour, dont 250 de lait maternel.

Ainsi, sans cododo sur du long terme, Angelo est un bébé qui a allié allaitement à la demande et sommeil, dans un contexte apaisé et sécurisé.

B. Avantages

Avantages pour bébé

1. Le familiariser avec son lit, sa chambre, son « chez lui », mais sans, pour autant, créer chez lui d’angoisses, car je ne laisse jamais pleurer.

2. Lui apprendre, petit à petit, à faire ses nuits, en lui permettant de distinguer le lieu de dodo la nuit de celui du dodo le jour.

3. Lui permettre de dormir de mieux en mieux la nuit, sans être dérangé par les bruits, mouvements, lumières de ses parents et autres éléments venant parasiter le calme indispensable à un sommeil paisible, long et profond.

Bilan : Lui apprendre à dormir seul, sans stress, en sachant que Maman est là dès qu’il en a besoin.

Avantages pour Maman

1. Séparer lit le conjugal et les tétées avec et surtout son sommeil et les tétées.

2. Dormir plus détendue, sans peur de toucher, écraser, déranger bébé.

3. Ne pas être dérangée (et réveillée) par tous les petits bruits et cris que fait bébé dans son sommeil.

Bilan : Maman dort mieux, sans stress, grâce au baby-phone, tout en allaitant quand même son enfant à la demande.

Avantages pour Papa

1. Dormir sans bébé dans le lit (ou la chambre) conjugal(e), donc dormir plus au calme.

2. Relations claires dans le trio : quand Maman est avec bébé, elle est avec bébé, pour le nourrir, le rassurer. Quand elle est avec Papa, elle n’est qu’à lui (enfin presque !), ce qui engendre un peu moins de perturbations pour le couple.

Bilan global 

Un meilleur sommeil pour tout le monde, le papa, la maman, le bébé. Un bébé qui fait ses nuits plus vite qu’en cododo. Du coup, plus de récupération pour les parents et un bébé quand même allaité à la demande et rassuré, surtout la nuit. 

Conclusion : allaitement long sans cododo

Si c’était à refaire je le referai, je pense. 

Si j’avais été à la maison dès la sortie de la maternité, aurais-je pratiqué de moi-même le cododo ? Peut-être… J’aurais voulu dormir avec bébé de toute façon quelques temps. Mais aurai-je pu facilement délaisser le papa pour autant ? Je ne sais pas. On aurait peut-être tenter le cododo à trois, mais je ne suis pas sûre du tout que cela nous ait mieux convenu.

Un papa retravaille plus vite que la maman et a besoin de dormir mieux plus vite. Or un bébé allaité, dans une chambre conjugale, c’est une grosse perturbation pour le sommeil de Papa. 

Je pense, qu’en fait, j’aurais fait pareil. Dodo qu’avec bébé quelques temps, dans sa chambre, pour qu’il s’y habitue, mais surtout pour garder ce lien si fort, si intense, si indéfectible du nourrisson avec sa maman. Et petit à petit, j’aurais passé plus de temps avec Papa et moins avec bébé, au fur et à mesure de l’espacement des tétées… 

On ne peut pas refaire le passé, mais seulement en parler et imaginer le futur. Et s’il y avait un autre bébé (ce qui n’est pas du tout au programme, rassurez-vous !), il serait assurément tout autre, et cela se passerait probablement différemment. Je m’adapterais à lui, à son caractère, à ses besoins, comme je l’ai fait avec Angelo. En l’écoutant et en écoutant mon ressenti, mon « instinct maternel ».

Je ne regrette rien, car je pense vraiment que j’ai préservé au mieux le confort de tout le monde. Bébé et Papa, surtout, et moi aussi, dans la mesure du possible. Quand on allaite, on ne choisit pas le confort et la facilité, c’est normal de s’oublier un peu, de passer au second plan… 

Je reste convaincue que le cododo sur le long terme ne m’aurait pas convenu, à cause du dérangement réciproque du bébé et de sa maman pendant le sommeil. Mais « no cododo » ne signifie pas isoler l’enfant, au contraire ! On peut être très à l’écoute, très « secure », ne créer chez lui aucune angoisse de séparation, même s’il dort très vite dans sa chambre.

Conclusion sur l’allaitement et la façon dont on le pratique

Je pense qu’il faut faire comme on le sent, choisir ce qui s’adapte le mieux à son mode de vie et au caractère de bébé, mais aussi de sa maman ! Le tout est de connaître ce qui existe en la matière et tester ce qui nous semble le plus approprié pour ne garder que ce qui nous convient vraiment.

Compétences

Posté le

5 juillet 2019

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