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JOURNAL DE BORD D’UN PETIT ANGE tombé sur Terre -9-

EPISODE 9 : MON 9ème MOIS

– je pèse 9,7 kg, je mesure 70 cm de long et ma tête fait 48 cm à l’équateur –

Mardi 11 août 2018 au soir, j’ai eu exactement 8 mois.

Fin de la semaine du 10 au 16 septembre 2018

Mercredi 12 septembre

Grosse journée chez Nanou, avec Maëlys et Zoé. Maman a travaillé toute la journée. Le mercredi, ce n’était pas comme les autres jours. Le matin on allait plus tôt chez Nanou, vers 10h. Du coup, Maman devait en général me réveiller de ma sieste matinale pour partir… Ce matin, on a croisé la maman de Zoé, qui venait la déposer. Elle aussi elle a craqué pour moi !

Le soir, alors que je dormais déjà et que Papa et Maman venaient tout juste de se mettre au lit (après la traite de Maman), un énorme orage a éclaté ! Avec des éclairs qui n’arrêtaient pas de flasher et de zébrer le ciel ! Eux, du coup, ils ont mal dormi. Il y avait de l’eau partout dans la véranda et même dans le salon, sur leur lit ! Maman était très stressée. Elle ne se sentait pas du tout en sécurité. Papa, lui, adorait quand il pleuvait ! Pas étonnant, l’eau, c’était son élément :-). Il avait été poisson dans une de ses vies antérieures ! Moi, je n’ai rien vu, rien entendu, super à l’abri de tout dans ma petite chambre douillette et bien isolée. 

Jeudi 13 septembre 

Maman m’a amené à 11h chez Nanou, pour pouvoir aller faire une balade avec Duendinou. Le soir, elle m’a raconté qu’elle avait testé un nouveau chemin vers Torreilles, mais qu’elle avait dû faire demi-tour avant d’avoir vraiment vu où il allait, par manque de temps. Dans l’après-midi, elle avait eu cours avec sa chère Loreena.

Vendredi 14 septembre

Le matin, Maman m’a amené avec elle au cabinet de sage-femmes où elle avait rendez-vous avec Laure, à 11h. Elles ont parlé de la suite de l’allaitement. Laure a expliqué à Maman que, d’après ses connaissances dans le domaine, en tant que spécialiste en allaitement, l’idéal serait que l’enfant allaité puisse boire du lait jusqu’à ses deux ans. Maman lui répondit qu’elle ne savait pas si elle tiendrait deux ans avec le tire-lait ! Car c’était un vrai tue-l’amour… L’avenir nous le dirait :-). Maman lui a parlé aussi de son nouveau livre qui aborde le sujet de la grossesse : ses « Conversations entre Maylen’ et Kaolin’ » (tome 2). Laure est très intéressée et va le partager avec ses patientes.

Puis, je suis allée chez Nanou et Maman est partie travailler, à la maison d’abord, faire de la paperasse, comme elle dit, puis chez ses élèves. Après ses cours, elle m’a acheté de bons fruits et légumes bios chez un producteur d’Alenya qui fait de l’agriculture en biodynamie depuis plusieurs décennies. 

Week-end du 15-16 septembre 

Samedi et dimanche matin, je me suis réveillé très tôt, à 5h30 ! J’avais faim, besoin d’un bon bibi pour me rendormir. Je savais bien que mes parents auraient préféré dormir un peu plus longtemps, je le voyais à leur mine fatiguée… Mais je ne le faisais pas exprès, je contrôlais encore si peu mon corps…

Samedi, Maman a fait un peu de jardinage, elle a notamment repiqué les fraisiers. Elle me l’a expliqué et montré lorsqu’on les a arrosé dimanche matin.

Dimanche, le matin, les parents n’ont pas fait grand chose, ils étaient trop fatigués. A midi j’ai goûté de la betterave rouge et je me suis régalé ! Maman a bien rigolé, on aurait dit un serial killer !

L’après-midi, Maman est allée voir Kolina, elles ont fait une balade au même endroit qu’avec Duende jeudi, mais en approfondissant l’exploration ! Comme Maman avait mal au dos, à cause de la fatigue, elles n’ont fait que du pas et se sont régalées quand même ! En rentrant, Maman a attaqué le ménage, alors que Papa m’a amené chez Mamie Yvonne.

Le soir, c’était pas top. Papa était crevé, il a pété un plomb, pour rien, contre Maman… C’était déjà arrivé quand il était épuisé. Ça n’a pas duré longtemps, ils se sont expliqués. Maman lui a dit de ne plus lui faire un scène devant moi à l’avenir. Il s’est excusé, c’était uniquement à cause de la fatigue… Donc de mes nuits trop courtes, finalement :-(.

Semaine du 17 au 23 septembre 2018

Lundi 17 septembre

Le matin, après m’avoir déposé chez Nanou, Maman est allée voir une soigneuse du corps et de l’âme. Elle se sentait raplapla depuis qu’elle avait repris le rythme du travail. Et l’avait été tout l’été, à cause de la canicule et puis du tirage de lait intensif. Maintenant, qu’il fait moins chaud, elle n’arrivait toujours pas à récupérer…. Le rendez-vous avec la diététicienne, lundi dernier, lui avait prouvé que, physiquement, elle n’avait pas de problème, aucune carence. L’épuisement venait d’ailleurs. Il était de nature énergétique. Encore une fois ! 

Elle ne m’a pas trop raconté ce qu’il s’était vraiment passé au cours de son rendez-vous avec Nadine… Elle m’a précisé qu’elle avait tout écrit ensuite, pour s’en rappeler. Elle avait appris énormément de nouvelles choses. Un rendez-vous passionnant, qui lui avait fait un bien fou. Ce que je savais, c’est que Nadine se connectait aux guides de ses patients, recevait et transmettait leurs messages. Querida, la jument que Maman avait perdu tragiquement avant d’avoir Kolina, faisait désormais partie de ses guides… Une révélation qui n’avait pas de prix <3 ! 

Quand Maman est venue me chercher chez Nanou, à 17h, elle avait dû faire des courses avant, pas le temps de faire la sieste. Je l’ai sentie fatiguée, mais pas stressée, connectée à ses émotions et à moi, bien plus fort encore que d’habitude… Quelque chose avait changé chez elle, des nœuds s’étaient dénoués…

Ce soir, ça allait beaucoup mieux entre Papa et Maman aussi. Papa a pu aller kiter, enfin ! Du coup, il se sentait beaucoup mieux, lui aussi :-).

Mardi 18 septembre

Ce matin, pour 10h, on est allé chez mon parrain, avant de commencer la journée chez Nanou. J’ai galopé partout dans son cabinet, à quatre pattes, trop heureux de cette nouvelle autonomie motrice acquise si récemment. Dur, dur, pour Jean-Philippe, de faire sa séance avec Maman tranquillement ! Je l’interrompais toutes les deux minutes car je touchais à tout ! C’était comme ça un bébé à mon âge ! Je voulais tout découvrir avec mes mains et ma bouche, mordre la vie à pleine dents, saisir le monde à pleine mains…

L’après-midi, Maman est allée faire l’école à Duende : elle appelait ça le « dressage sur le plat », tout un programme ! Pendant ce temps, Nanou m’a appris plein de nouveaux trucs rigolos, hihi ! Faire la souris, en fronçant le nez ! Mais aussi souffler par le nez. Je l’imitais, c’était trop facile ! Elle a expliqué à Maman, le lendemain matin, que c’était pour m’apprendre à me moucher quand j’aurai le nez bouché. Mais ça, moi, je ne le savais pas ! Je trouvais ces jeux juste super amusants :-)! 

Mercredi 19 septembre

RAS. Grosse journée continue chez Nanou pour moi. Mega sieste sous ma montagne de peluches ! Maman a tiré son lait chez un élève, entre midi et deux, du coup.

Jeudi 20 septembre

J’ai mal dormi la nuit de mercredi à jeudi… Le matin et la journée, ça continua, je n’étais pas bien. J’étais énervé, je mangeais mal, je dormais mal. Du coup, Maman m’amena un peu plus tard que prévu chez Nanou, elle me laissa tranquillement me rattraper pendant ma sieste matinale, qui commença et finit plus tard que d’habitude.

Tout n’a pas été noir aujourd’hui, heureusement :-). Nanou m’a appris un nouveau truc. Ça m’a fait oublié que je n’étais pas bien. Montrer ma langue ! Trop marrant. Ça l’a fait trop rire et Maëlys aussi ! C’est Maman qui est venu me chercher, tôt, après avoir fait l’école à Kolina, cette fois-ci. Elles ont fait du travail sur le plat, aussi. Non pas pour lui apprendre de nouvelles choses. Car Koko, elle avait le bac pour chevaux depuis longtemps ! Elle avait fait passer son galop 7 de dressage à Maman alors qu’elle n’avait que 4 ans ! Tellement généreuse et dévouée, cette grande princesse <3. Maman a travaillé avec elle pour la remuscler du dos. Depuis la grossesse, puis mon arrivée, la grande athlète avait perdu de sa condition… Elle aussi !

Pour moi, Kolina restait une énigme… Je savais juste qu’elle avais besoin de Maman pour elle toute seule. Alors que Duende, lui, acceptait que je vienne avec Maman. Il a toujours été curieux et gentil avec moi, ce petit lutin facétieux <3. 

Vendredi 21 septembre

Maman est allée à pied avec Koko au terrain, après m’avoir déposé chez Nanou. Elle aménageait son terrain petit à petit, pour pouvoir y aller avec les chevaux, mais aussi avec moi, quand je marcherais ! 

Samedi 22 septembre

Quand je me suis réveillée de ma sieste de fin d’après-midi, Maman était déjà rentrée du travail et on a pu aller chez Mamie Yvonne pour mon repas du soir ! Après une exploration minutieuse de son salon, à quatre pattes, et plein de tours de la pièce sur la voiture qui fait de la musique, Maman m’a installé dans la chaise haute et j’ai dévoré ma purée et mon dessert. Mamie n’en revenait pas du petit glouton que j’étais !

Dimanche 23 septembre

Ce matin, Papa est parti en régate de bonne heure. Pour moi, c’était comme quand il allait travailler en semaine. Mais Maman m’expliqua que, pour lui, c’était beaucoup mieux ! Ça lui faisait un bien fou à Papa 🙂 Il en avait besoin. Entre la fatigue, moi et la météo, il était souvent en manque de sport et de loisirs. Ce, depuis des mois… Et ça lui « tapait sur le système », comme il disait si justement. Du coup, le samedi, souvent, il était grognon, épuisé et frustré.

Moi, je suis restée toute la journée avec Maman <3. Je me suis entraîné intensivement à chevaucher mon lion !

Maman, quant à elle, a réaménagé toute la cuisine pour que ça soit mieux pour moi. Plus d’accès aux prises électriques, ni de fils qui traîne par terre ou d’autres choses dangereuses. Plein d’appuis, par contre, pour que je puisse me mettre debout tout seul. Maman s’éclatait toujours à ranger. Nettoyer lui plaisait moins, car, pour elle, c’était un éternel recommencement, aussi chronophage qu’épuisant ! Une fois n’était pas coutume, elle nettoya toute la cuisine au karcher ! Du coup, elle s’y sentit plus chez elle et eut davantage envie de cuisiner. Il faut dire que depuis qu’elle faisait mes purées de fruits et légumes, qu’est-ce qu’elle y passait comme temps à la cuisine ! Elle cuisinait et Papa faisait la vaisselle. Ça les occupait drôlement, tous les jours !

Quand je me suis réveillé de ma sieste de fin d’après-midi, Papa était là. Du coup, on est allé voir Duende tous les trois. J’ai reconnu mon Duendinou d’amour quand Papa m’a amené au bord de son pré. Maman m’a fait monter dessus de nouveau, dans la carrière, j’ai adoré ! Je kiffe ces sensations !!! Maman veut m’acheter un harnais pour me tenir plus facilement avec une main quand je suis là-haut !!!

J’ai mal dormi, je me suis beaucoup réveillé. Etais-je trop excité par cette belle journée d’été indien, qui me rappelait les grandes vacances ? En tout cas, j’ai eu besoin d’un bibi à 5h30 pour me rendormir. Autant vous dire que mes parents n’étaient pas très reposés en cette fin de semaine… Mais ils savaient que je ne faisais pas exprès de leur saborder le sommeil de la sorte…

Semaine du 24 au 30 septembre 2018

Lundi 24 septembre

Ce matin, ce fut la collecte du lait de Maman pour le lactarium. Maryse, la responsable, n’était pas passée depuis juin. Maman avait rempli 52 flacons ! Le haut du congélateur était plus que plein ! Maman était fière de son don et soulagée d’avoir de nouveau de la place pour stocker les petits pots maison pour moi. 

Après m’avoir déposé chez Nanou, elle est allée voir sa Koko un petit moment. Une petite séance de longe pour continuer la reprise du travail en douceur. Moi j’ai travaillé aussi beaucoup de mon côté ;-).

Mardi 25 septembre

Journée toute à l’envers ! C’était la pleine lune, je me suis réveillé plusieurs fois cette nuit ! Et ce matin, j’ai dormi plus longtemps, du coup. Cela n’a pas empêché Maman de me déposer très tôt chez Nanou, au saut du lit ! Du coup j’ai piqué du nez…

Elle devait faire des courses avec Jean-Phi, qui faisait quelques travaux au terrain. Jean-Phi, ce n’était pas mon parrain, celui-là. Mais c’était une personne tout aussi connectée avec l’au-delà. Un type très spécial. Il avait passé plusieurs mois en Argentine et y retournait cet hiver pour devenir guérisseur, en utilisant les connaissances chamaniques ancestrales… C’était aussi fou que génial ! Maman était heureuse de le connaître. Ce n’était pas un hasard que ce soit spécialement lui qui s’occupe du futur « bar à cavall’ »…

Maman est venue me chercher chez Nanou, après le repas de midi, en pleine sieste. On est parti dans un endroit inconnu… Un autre pédiatre, recommandé par Laure, la sage femme de Maman. Docteur Rosselini ! Un italien ? Il n’y avait pas de hasard, là encore… J’ai un prénom italien, Laure est italienne, ma nounou aussi et maintenant mon pédiatre !!! On a attendu un peu dans la salle d’attente. C’était très calme. On était seul un moment, puis une maman est arrivée avec un petit garçon d’un peu plus d’un an et une petite fille de trois ans peut-être. Ils étaient très intéressés par moi, mon côté poupon sans doute…

Le médecin était calme, il a discuté avec Maman puis m’a ausculté. Pour lui, ma tête n’était pas anormale, il fallait juste la mesurer régulièrement pour voir si je retournais dans les courbes. Pour le reste, j’étais « super nickel » ! Il a expliqué à Maman que si je suais beaucoup de la tête, ça pouvait venir de ma petite hydrocéphalie externe et il lui a donné de l’homéopathie pour aider à réguler ma production de liquide céphalorachidien.

Puis on est rentré. Papa était là, il m’a gardé alors que Maman est partie travailler. 

Mercredi 26 septembre

J’ai, encore une fois, pas très bien dormi… A 6 h, j’ai eu besoin de mon bib-petit déj. Pas cool pour Maman, qui a sa plus grosse journée mercredi et pour qui les heures de sommeil du matin sont les plus récupératrices… Mais je ne fais pas exprès, je me réveille et j’ai faim !

Le temps s’est bien rafraichi, au point que Nanou m’a emmitouflé comme un Auvergnat pour me faire pendre l’air !

Jeudi 27 septembre

RAS, sauf que Nanou me fait goûter du raisin de Sicile, sans pépin. En plein semaine italienne, ça tombe bien ! J’aime le goût, c’est sucré comme le lait mais avec d’autres saveurs agréables en plus ! 

Vendredi 28 septembre

Ce matin, avant d’aller chez Nanou, j’ai montré à Maman que je savais faire de nouveaux bruits avec ma bouche et ma langue, des bruits qui sifflent : « Tsss ». Ça l’a fait rigoler !

Maman est allée faire une belle balade avec Duende, encore vers Torreilles, à la découverte de nouveaux chemins de balade.

Samedi 29 septembre

Ce week-end, Nanou est partie au mariage de sa sœur Astrid !!! Astrid et Romain ont un petit garçon, né quelques jours après moi : le petit Enzo, que j’ai déjà vu chez Nanou ! Vous vous souvenez ?

A midi, on est allé avec Papa prendre l’apéro (enfin, moi je suis resté au bibi de lait !), chez Latéron, un ami de Papa. Sa maison se trouvait au bord de l’étang, juste à côté de la base de voile de Saint Laurent, où travaillait Papa. Maman n’est pas venue, elle est partie travailler dès le matin. Il y avait plein de gens, dont des dames qui voulaient me prendre dans les bras. Mon charme continuait à agir !!! 

En fin de journée, on a fait notre visite hebdomadaire à Mamie, avec Papa et Maman. J’ai de nouveau pris mon repas là-bas, après une bonne séance d’exploration de sa maison, un autre terrain de jeux. Et j’ai trouvé un nouveau truc à faire trop rigolo avec Mamie : lui piquer ses lunettes !

Dimanche 30 septembre

Le matin, pendant ma sieste, Papa et Maman ont dormi en même temps que moi. Toujours aussi fatigués, les pauvres…. Puis, Maman a jardiné, pendant que Papa faisait un peu de rangement. L’harmonie est revenue. Grâce au repos, mes parents étaient enfin moins sur les nerfs. J’étais heureux. Je n’aimais pas quand ils étaient crevés : la fatigue leur rendait la communication très difficile… 

L’après-midi, Maman est allée se balader avec Kolina : elle a essayé encore d’autres chemins vers Torreilles, côté mer cette fois-ci. Malheureusement, elle n’est tombée que sur des culs-de-sac.

Cette nuit, je n’ai fais pas exprès, encore une fois, mais à 3h du matin je me suis réveillé, mort de faim… Maman m’a fait un bibi pour que je me rendorme, paisiblement. 

Semaine du 1er au 7 octobre 2018

Lundi 1er octobre 

La nouveauté de ces derniers jours, c’est que le quatre pattes ne me suffisait plus. Je voulais me mettre debout, pour voir plus haut ! Toujours plus haut !!! Je m’agrippais aux tiroirs, aux jambes, au canapé… Le problème, c’est que ma tête était tellement lourde qu’elle me déséquilibrait encore souvent et m’attirait en arrière, jusqu’à me faire chuter. Alors, Papa et Maman faisaient très attention dès que je me mettais debout tout seul. Ils restaient tout près de moi pour me sécuriser. Il fallait que j’apprenne tout doucement à m’équilibrer seul et à gérer cette nouvelle position ! C’était juste une question de temps…

Avec l’escalier, j’expérimentais une positions intermédiaire entre le quatre pattes et la position debout ! Une bonne alternative, sans trop éveiller l’attention…

Oma arriva en fin de matinée. Elle allait me garder tant que Nanou serait au mariage de sa sœur, en Isère. Du coup, Maman lui expliqua tout. Notamment mes rythmes, lors d’une journée type (voir fin de ce journal : « BIORYTHME ANGELO, SEPTEMBRE 2018 : JOURNÉE TYPE »). Et l’importance de respecter au maximum mes horaires de repas et de sieste, pour que je sois bien. Du coup, pour s’entraîner, ce fût Oma qui me donna le repas de midi et le goûter, sous les yeux attentifs de Maman. Papa rentra à midi, car il travaillait toujours à Saint-Laurent. C’était une des premières fois en semaine que j’ai eu Maman, Papa et Oma, par dessus le marché, à mes côtés à midi ! 

Le premier cours de Maman ayant été annulé à la dernière minute, elle a pu rester un peu plus longtemps. Elle était encore là quand je me suis réveillé de la sieste et a assisté Oma pour mon goûter.

Oma m’a fait jouer à des jeux que je ne connaissais pas. Faire glisser des couvercles sur le carrelage par terre, par exemple. On aurait dit des palets au hockey sur glace ! Et elle me laissa me lever et inspecter les placards, en faisant très attention à ce que je ne tombe pas. 

La nuit, j’ai fait un énorme pipi qui mouilla mon pyjama et mes draps. Mes parents furent obligés de tout changer : mes vêtements, la turbulette, la literie… Et Maman me fit un gros bibi, dans ses bras, bien au chaud pour me réchauffer. Il est 6h du matin… Encore une fois. 

Mardi 2 octobre

Ce matin, ce ne fut pas comme d’habitude, de nouveau ! Maman partit très tôt, même un peu avant Papa. Elle m’avait expliqué la veille qu’elle devait faire faire la manicure-pédicure à Duende et Kolina. Ce n’était pas la première fois. La fois précédente, il y a six mois, elle m’avait amené avec elle. 

Cette fois-ci, c’était plus simple que je reste avec Oma. Comme j’avais eu un gros bibi à 6h, je n’avais pas encore faim. Oma galéra à m’endormir pour la sieste du matin, car j’étais perturbé. Ce n’était pas mon rituel ordinaire… Quand Maman revint à 9h30, c’est elle qui me mit au lit. Je finis par m’endormir vers 10h, rassuré par sa présence. 

Elle dût ensuite partir travailler, elle avait cours avec Loreena. Ce fût Oma qui me leva et me fit manger.

Quand Maman rentra à presque 14h, je ne dormais toujours pas. Pourtant, sur le planning, il était noté que je devais dormir vers 12h30 (comme je faisais chez Nanou). Maman était contrariée que tout se soit décalé ainsi aujourd’hui. Elle connaissait trop bien les effets délétères des changements de rythme sur mon équilibre. Elle finit par me refaire un bibi, me le donna dans la chambre, dans ses bras, tranquille. Je m’endormis enfin vers 14h30. Elle était encore là pour mon goûter, mais je n’avais pas dormi ma dose… 

En fin d’après-midi, quand Papa rentra, j’étais à bout de nerfs. Rien ne me calmait. Quand Maman rentra enfin, à son tour, à 20h30 passé, j’étais une boule de larmes et de cris. Je pleurais non stop depuis une heure…. Maman me donna mon dîner, que j’avais refusé avant. Je mangeais, tout en pleurant d’épuisement. Puis on est allé dans la chambre tous les deux et elle me donna un bon bibi dans ses bras. Je crois que c’était actuellement les meilleurs moments de ma vie. <3 J’avais tellement besoin de câlins avec ma maman <3. Je me suis calmé et le sommeil m’a envahi petit à petit…

Mais à 5h du matin, comme la veille, le pipi déborda de la couche et tout fut trempé, mes habits comme la literie ! Rebelote, mes parents refirent le lit et me changèrent de la tête au pied. Je me rendormis, encore une fois, avec un petit bibi. Mais je crois que les parents ne se rendormirent pas vraiment, après ce n-ième réveil en fanfare…

Mercredi 3 octobre

Ce fut Oma qui me garda toute la journée. Nanou n’était pas encore rentrée du mariage de sa sœur. Avec ma crise de hier, Oma avait bien compris l’importance des rythmes et des horaires. Du coup, même si je n’avais, à première vue, pas faim ou pas sommeil, aux heures indiquées sur le planning, elle insista comme le lui avait conseillé Maman, jusqu’à ce je finisse par manger ou dormir. Du coup, la journée se passa mieux que la veille. 

En plus, comme elle était seule avec moi, c’était mieux pour tous les deux. J’étais moins perturbée, plus à son écoute. Et elle était plus libre de ses faits et gestes. Elle essaya de me sortir en poussette, bien habillé, car dehors la tram soufflait et il ne faisait pas chaud. Mais la capote de la poussette ne tenait pas, avec le vent fort, et elle fut obligée de rentrer plus tôt que prévu…

On a bien profité l’un de l’autre. Elle était marrante. Elle disait des mots que je n’avais jamais entendu. En fait, je ne le savais pas encore, mais comme Papa et Mamie Yvonne qui me parlaient dans une autre langue, le catalan, Oma me parlait aussi dans une autre langue. Mais c’était plutôt l’opposée du catalan, en comparaison avec mon français maternel ! C’était de l’allemand. Et certaines sonorités me faisaient éclater de rire !

Le soir, j’eus du mal à m’endormir. J’eus le sommeil léger et me suis finalement de nouveau réveillé vers 23h… Iil me fallut une bonne heure pour me rendormir… C »était l’excitation d’une journée qui sortait de l’ordinaire 🙂 ! Les rythmes avaient été respectés, je n’étais pas épuisé et ronchon. Mais je me repassais le film de tout ce qui s’était passé de nouveau avec Oma et cela me tenait en éveil !

Jeudi 4 octobre

Oma s’en est allée ce matin, après ma sieste matinale. Elle est rentrée à sa maison, m’a expliqué Maman. Maman m’a gardé avec elle et c’est elle qui m’a donné à manger. Pour la première fois, j’ai goûté du jaune d’oeuf dur dans mon repas. Avec la tomate et la polenta, c’était délicieux ! J’ai tout fini. 

J’ai ensuite enfin retrouvé Nanou, après une petite sieste. Elle m’avait manquée et moi aussi je lui avais manqué. On était très heureux de se retrouver. Après sa sieste, Maëlys nous a rejoints à son tour ! J’ai repris mes marques et mes habitudes…

Je me suis réveillé à minuit avec un ÉNORME caca tout noir dans la couche. J’ai eu un peu mal au ventre cette après-midi. Maman a tout de suite pensé que c’était à cause de l’oeuf… Du coup, elle s’en est voulu de m’avoir donné un jaune entier pour la première fois… Mais elle ne pouvait pas savoir que j’aurais du mal à le digérer. J’étais un tel glouton !

Vendredi 5 octobre : MORT D’ALPHONSE, NAISSANCE DE ZÉPHYRIN…

Journée triste et gaie à la fois. Une âme s’est envolée, une autre a vu le jour… 

Le matin, Maman est allée voir Duende. Magali et Denis étaient là. Maman fut étonnée qu’Alphonse ne vienne pas la voir comme à son habitude. En fait, il était dans la sellerie, il ne pouvait plus se déplacer… Pour ceux qui ne le savent pas, Alphonse est un des chiens de Magali, dans l’écurie de Duende. 

Jusqu’au printemps, il y avait aussi eu Angie, une chienne dogue allemand, aux yeux vairon, adorable, pot de colle. Comme elle fuguait souvent et finissait à la fourrière à chaque fois, Magali l’avait donné à un ami qui l’amenait partout avec lui. Mais il avait fait des tonneaux en voiture avec elle… Lui n’avait rien eu, Angie était morte d’une hémorragie interne quelques minutes après l’accident…

Depuis qu’Angie avait quitté l’écurie, Alphonse n’était plus que l’ombre de lui même… Angie, c’était son amie, sa compagne de solitude, depuis des années… Maman les avais toujours vus ensemble, ces deux là… 

Depuis la mort d’Angie, comme s’il l’avait sentie à distance, la santé d’Alphonse, après son moral, avait décliné à une vitesse vertigineuse. Ses hanches s’étaient paralysées, petit à petit… Avait-t-il eu un AVC, ayant pu provoquer cette paralysie progressive mais très rapide ? Au cours de l’été, il était devenu de plus en plus handicapé, traînant ses postérieurs, jusqu’à ce jour fatidique où il ne parvint plus à se déplacer par lui-même. Il se faisait pipi et caca dessus. Magali le lavait, lui amenait des croquettes et de l’eau juste sous la gueule. Mais il n’en pouvait plus, son moral était au plus bas. 

Magali expliqua à Maman qu’elle irait chez le vétérinaire, cette après-midi là… Il abrègerait très certainement les souffrances de ce pauvre amour… Il n’y avait plus rien à faire. Et c’est ce qui arriva. Maman pensa très fort à lui toute la journée. Elle demanda à ses guides d’aider Alphonse à partir en paix, de le délivrer de ce corps douloureux. Ce chien méritait tellement le paradis pour chiens. Maman l’avait aimé au premier regard. Il était discret, attachant, toujours présent, de bonne humeur. Je l’avais connu, il venait me voir dans la poussette et je le caressais. ll se laissait faire avec une douceur et une patience d’ange. 

Maintenant, il était là-haut. Avec Angie, sa chère amie. Avec Querida, aussi. Et peut-être, Monkey, qui sait… ? Ils allaient veiller sur les animaux qui en avaient besoin, qui vivaient encore ici-bas… Maman et moi, nous ne l’oublierions pas, Papa non plus. Il lui rappelait Boot, son chien de coeur, mort il y avait quelques années de cela. D’ailleurs, ils ont dû faire connaissance, ainsi qu’avec Amélie, la chatte de Papa, morte aussi il y a plusieurs années…

Ce jour-là, Maman reçut aussi une bonne nouvelle, qu’elle attendait avec impatience depuis plusieurs jours . Le petit Zéphyrin avait enfin vu le jour ! C’était le fils de son cousin Gilles. Il devait arriver le 25, puis le 30 septembre. Il avait pris son temps et arriva cinq jours après le terme. Sa maman, Hélène, eut droit à une césarienne, comme ma maman. Je ne savais pas pourquoi, un jour sa maman nous raconterait peut-être… Hélène avait décidé aussi de l’allaiter. C’était son premier bébé, comme moi pour Maman <3. Et tout se passait plutôt bien 🙂 Gilles et Hélène avaient été très discrets pendant la grossesse, et ils continuaient à l’être, maintenant que Zéphyrin était né. Personne n’avait eu connaissance de son sexe, pas plus que de son prénom avant sa naissance…

Une nouvelle vie… Une bonne nouvelle qui permettait de se dire que si la mort sur Terre était une étape inéluctable, il ne fallait pas oublier que la vie y triomphait, équilibrant la balance… 

Ce qui était fou, c’est qu’Alphonse était parti au moment où Zéphyrin était arrivé, presque heure pour heure….

Le soir, Maman est allée à Bricodépot avec Jean-Philippe pour acheter du matériel afin d’avancer la construction du casot, au terrain. Du coup, elle est encore rentrée après 20h30.

Samedi 6 octobre

Journée calme avec Papa. Maman n’est pas rentrée tard du travail. Du coup, vers 19h, on est parti tous les trois. Pas chez Mamie cette fois-ci, mais chez Victor, un ami et collègue de travail de Papa. On est arrivé les premiers. 

Victor avait un chien, lui aussi, qui ressemblait un peu à un labrador, tout noir. Une vraie pile électrique qui n’écoutait rien ! Quand Maman m’avait dans les bras, il lui sautait dessus pour nous dire bonjour et me voir. Je crois qu’il n’avait jamais vu un bébé de sa vie ! Mais il était très brusque et me faisait peur. Rien à voir avec Alphonse, ni même avec Duende, beaucoup plus grand, mais tellement plus calme et doux avec moi. Du coup, j’ai pleuré parce que je ne comprenais pas bien ce qu’il voulait. Victor essaya de le raisonner, mais rien à faire, il était totalement surexcité ! 

On est monté à l’étage, où se trouvait le salon, le séjour et la cuisine. Maman m’a préparé le repas, car c’était largement l’heure pour moi de dîner. Entre temps, les autres convives sont arrivés : Bob et sa femme, Christine, ainsi que Jean-Louis et son épouse Maïté. Ils étaient tous bien sympathiques. Ils travaillaient avec Papa depuis plusieurs décennies. De collègues, ils étaient devenus amis. Tous furent surpris devant mon appétit « gloutonesque » ! Après mon grand bol de légumes, j’ai avalé avec délice un pot de polenta, au lait de Maman, en dessert. J’étais mort de faim !

Maman pensait que vers 20h30, je serais cuit et qu’elle devrait rentrer me coucher rapidement à la maison. Mais je pétais le feu ! Elle me sortit de la chaise haute, dans laquelle j’avais pris mon repas, et m’installa sur ses genoux, autour de la table d’apéro où tout le monde s’était attablé. J’ai goûté, et finalement dévoré, toute une tomate cerise crue ! Le chien s’était un peu calmé. Il vint me voir de nouveau, sans me faire peur, cette fois-ci. Il me lécha même les oreilles, ce qui me fit rire aux éclats ! J’étais chatouilleux des oreilles, comme mes parents ! Maman, elle adorait qu’on lui chatouille les oreilles, ça la faisait mourir de rire. Quant à Papa, il était tellement sensible, que le moindre effleurement lui était insupportable ! Au point que de se faire toucher les oreilles était presque devenu une de ses phobies ! 

Comme je me réveillais et m’excitait de plus en plus, Maman me fit sauter sur ses genoux, comme j’adorais ! Ça a donné envie aux autres mamans de l’assemblée de me prendre dans leur bras et sur leurs genoux. Maïté fut la première à m’attraper. J’ai très vite repéré ses boucles d’oreilles qui brillaient et j’ai essayé de les attraper ! Mais comme ça lui a fait très mal, elle a tout fait, ensuite, pour que je m’intéresse à autre chose… Son collier, par exemple. Elle fut très surprise de ma puissance et de mon énergie ! 

Puis ce fut au tour de Christine. Elle aussi avait de magnifiques boucles d’oreilles et un collier très attirant. Comme elle avait vu, avec Maïté, qu’il valait mieux ne pas me laisser les attraper, elle me fit faire du sport ! J’ai sauté, sauté, sauté, sur ses genoux, sans plus vouloir m’arrêter. Les hommes me regardaient comme un OVNI, impressionnés par ma force et mon endurance ! Ben oui, je suis nourri au lait de Maman et j’ai des gènes d’hyperactifs et de grands sportifs ! 

Finalement, vers 22h, alors que les convives allaient passer à table, Maman me ramena à la maison. On fit le bibi, puis ce fut un peu long pour m’endormir. On avait perturbé mes rituels, pour mon plus grand bonheur et aussi celui de mes parents. Mais j’étais encore excité et sur les nerfs. Maman dût me bercer et me recoucher à plusieurs reprises avant que je m’endorme pour de bon. La pauvre put tirer son lait seulement une fois que je fus apaisé et endormi…

Elle n’eut même pas le temps de s’endormir, ensuite, que déjà je me réveillais, en hurlant. Je venais de faire un affreux cauchemar, dans lequel j’avais de nouveau rencontré le chien de Victor ! Il me prenait pour un rôti et me croquait tou cru, comme j’avais fait avec la tomate cerise ! Je dégoulinais de sang, semblable au jus de la tomate que j’avais moi-même croquée ! Maman vint aussitôt me prendre dans ses bras, mes câliner, me bercer… Cela mit du temps avant que les images affreuses de ce cauchemar sortent de ma tête… Petit à petit, grâce à sa voix douce, sa chaleur, ses bras enveloppants, la terreur me quitta. Morphée me tendit de nouveau les bras et je pus retrouver un doux sommeil.

Papa ne rentra qu’à 1h passé… Inquiète, Maman ne put dormir avant son retour. Ils étaient comme ça mes parents, ils n’arrivaient pas bien à dormir quand l’autre n’était pas  là… L’hiver, il le fallait bien, car ils passaient des semaines sans se voir. Mais ils avaient besoin tous les deux d’un temps d’adaptation, qui durait plusieurs nuits… C’est beau des parents qui s’aiment. Pourvu que ça dure toute la vie <3 <3

Dimanche 7 octobre

Le matin, je me réveillais quand même à 6h pour mon bibi. Avant ma sieste, je fis de la cuisine avec Maman. Elle me prépara de la purée de pommes de terre, dans laquelle elle mixa de l’oignon bien cuit et du Cabecou. Mon déjeuner de midi était prêt ! Un régal que je dégustais après ma sieste matinale. Sieste au cours de laquelle Maman rangea beaucoup de papiers. L’après-midi, Papa m’amena chez mamie Yvonne, que nous n’avions pas pu voir hier, du coup. Il y avait Tatie Michelle, la soeur de Papa, et sa petite fille Jeanne, l’arrière petite fille de Mamie. On a chanté des chansons (« Mains, mains, jolies mains… » et joué avec la voiture musicale :-).

Pendant ce temps, Maman alla voir sa chère Kolina. Comme elle était très fatiguée, à cause du coucher tardif, elle fit juste un petit tour en tapis jusqu’au terrain, où elle laissa Koko brouter un peu. 

Le soir, je ne voulus pas aller au lit de bonne heure. C’était trop top la veille ! Je voulais jouer avec Papa et Maman, leur faire des câlins. Le quatre pattes tout seul par terre ne m’intéressait plus, à ce moment là de la journée. Du coup, ils me prirent avec eux, dans le grand lit. Je leur grimpais dessus, comme un petit singe ! J’adorais ça !

Semaine du 8 au 14 octobre 2018

Lundi 8 octobre

On a repris un rythme normal. Nounou à 11h. Je m’éclate à pousser les chaises, mes nouveaux trotteurs !

Puis Maman alla voir Duende un petit moment : elle alla faire un petit tour à pied avec lui, car elle n’avait pas le temps de faire plus. C’était souvent en marchant avec lui que lui venait l’inspiration pour écrire…

Mardi 9 octobre

Je suis allé très tôt chez Nanou ce matin. Mais pendant le bibi, au réveil, Maman me raconta le très beau rêve qu’elle avait fait cette nuit, avec ma sœur Romane. Un rêve prémonitoire ? L’avenir nous le dirait. Moi j’étais sûr que oui 😉

Maman alla voir son kiné, mon parrain, pour la première fois sans moi… Eh oui ! Je touchais tout maintenant, je me mettais debout et je ne tenais pas en place. Impossible de faire une consultation comme ça. Maman était triste, Jean-Phi aussi… Mais on ne pouvait pas empêcher la vie de progresser…

Ce soir, il plut des cordes et cela ne cessa pas de toute la nuit. Moi, je ne m’en rendis pas vraiment compte. Je dormis super bien, car dans ma chambre, on n’entendait rien. Maman et Papa, quant à eux, passèrent une très mauvaise nuit. Ils étaient juste à côté de la véranda, dans laquelle la pluie provoquait un bruit infernal.

Mercredi 10 octobre

La pluie fut encore là ce soir et toute la nuit. Un énorme orage qui empêcha mes chers parents de dormir, une nouvelle fois. Maintenant que je dormais impeccablement bien, ils étaient encore plus crevés que d’habitude… L’orage dura des heures sans discontinuer…

Jeudi 11 octobre

J’ai eu neuf mois aujourd’hui, mais je n’étais pas dans mon assiette… J’étais extrêmement agitée pendant le repas avec Nanou. Je tournais la tête, comme si je n’avais pas faim. Nanou envoya des messages à Maman, pour l’en informer, alors qu’elle se baladait à pied avec sa grande et chère Kolina. Du coup, cela la rendit un peu inquiète. Qu’est-ce que je pouvais bien couver ?

Le soir, Papa acheta du pain bio exprès pour moi. Il me donna le quignon, le premier de ma courte existence ! Je l’ai adoré ! D’abord le goût. Puis surtout, il faisait un bien fou à mes gencives si douloureuses. C’était à cause d’elles que, certains jours, comme aujourd’hui, j’avais du mal à manger. La cuillère et les aliments me faisaient horriblement bobo dans la bouche. Le quignon, bien dur, me soulageait, par contre. Je pouvait mettre du contact et de la pression où et comme je le voulais. A suivre…

Comme je l’expliquais dans le récit de ce mois,

Maman a commencé à écrire mes « biorythmes », 

c’est-à-dire, mes rythmes et rituels quotidiens. 

BIORYTHME ANGELO, SEPTEMBRE 2018 : JOURNÉE TYPE

réveil : 6h30 environ

7h : biberon de lait maternel 250ml environ

7h30 : petit déjeuner : fruits crus ou cuits, mixés ou écrasés, avec ou sans tapioca

8h à 8h30 : jeux, activité physique

8h30 – 10h : sieste 

10h à 11h30 : jeux, activité physique

11h30 : repas de midi : légumes cuits, féculents sans gluten (pomme de terre, riz, polenta)

12h : biberon de lait maternel 150 ml environ

12h30 – 15h30 : sieste 

15h30 : goûter : fruits crus ou cuits, mixés ou écrasés, avec ou sans tapioca

16h : biberon de lait maternel 150 ml environ

16h30- 18h : jeux, activité physique 

18h -19h30 : sieste 

19h30 : repas du soir : légumes cuits, féculents sans gluten (pomme de terre, riz, polenta)

20h : biberon de lait maternel 250 ml environ

20h30 : au lit

Compétences

Posté le

29 septembre 2019

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